La flexibilité

Chers amis,

La vie est semblable à une danse en perpétuel mouvement. Elle exige
que nous évoluions avec une fluidité gracieuse en nous adaptant à son rythme,
plutôt que de rester sur des positions rigides. Imaginez le capitaine d’un voilier
qui refuserait de régler les voiles lorsque le vent change. Le résultat ? Un voyage
qui ne mène nulle part. Mais ce capitaine n’a pas l’intention de se laisser porter
n’importe où par le vent. Il garde sa destination présente à l’esprit et règle les
voiles comme il convient pour garder le cap. De même, alors que le But de la
vie reste constant, le chemin pour l’atteindre exige souplesse et adaptation.
La souplesse est l’un des traits de caractère les plus essentiels dans la vie. Ce
qui marche aujourd’hui ne marchera peut-être pas demain. Imaginez que
vous sortiez par une journée ensoleillée de printemps emmitouflé dans des
cache-oreilles et une écharpe ; c’est efficace en hiver, mais complètement
ridicule au changement de saison. De même, nos réponses doivent évoluer en
fonction des circonstances.

La flexibilité

S’adapter avec grâce et aisance

En méditation, par exemple, garder la pensée de la Lumière divine dans le cœur
est un tremplin. Au début, c’est un point d’ancrage utile, un outil qui nous aide
à nous tourner vers l’intérieur, vers le Centre de notre être. Mais à mesure que
nous plongeons plus profondément, cette pensée se dissout naturellement.
S’y accrocher alors qu’elle n’est plus nécessaire nous empêcherait d’avancer,
un peu comme si nous essayions de porter une barque sur les épaules après
avoir traversé la rivière. L’art du progrès consiste à savoir quand lâcher prise.
Notre objectif étant de devenir plus léger, plus subtil et plus simple, nous nous
débarrassons progressivement de ce dont nous n’avons plus besoin, allégeons
notre fardeau et faisons les choses naturellement et sans effort. Babuji
Maharaj résume ce processus par l’expression « de plus en plus de moins en
moins ». Pour fusionner avec l’Ultime, nous devenons simples et subtils, pour
lui ressembler en nous débarrassant des complexités et des attachements.
Imaginez que vous versez une tasse d’eau dans un lac : les deux se mélangent
aisément, car ils sont semblables. Mais si l’on verse de l’huile dans de l’eau, les
deux restent séparés. Le Divin ne change pas afin de nous rencontrer là où
nous sommes ; nous nous ajustons pour entrer en résonance avec son essence.
L’ajustement ne s’applique pas seulement au voyage spirituel ; cela, nous
le rencontrons dans la vie quotidienne. La jeune mariée qui s’adapte à la
maison de ses beaux-parents et le musicien qui s’harmonise avec un ensemble
comprennent tous deux l’importance de la syntonie. Améliorer votre résonance
avec le Divin est un processus continu d’ajustement de votre pensée, de vos
actions et de votre mode de vie, comme le décrit Babuji dans cet extrait de
son journal :
Pour fusionner avec l’Ultime, nous devenons simples
et subtils pour lui ressembler en nous débarrassant
des complexités et des attachements. Imaginez que vous versez une
tasse d’eau dans un lac : les deux se mélangent aisément, car ils sont
semblables. Mais si l’on verse de l’huile dans de l’eau, les deux restent
séparés. Le Divin ne change pas afin de nous rencontrer là où nous
sommes ; nous nous ajustons pour entrer en résonance avec son essence.

« Le souvenir du Maître a surgi en moi le jour même où il m’a transmis
pour la première fois. J’ai donc continué avec ce souvenir sur trois
plans à la fois : par le souvenir constant du Maître ; en m’ajustant
pour atteindre la condition d’absorption ou layavastha qui était
celle de mon Maître ; et en lisant et faisant l’expérience de ce qui
se passait dans la région où je me trouvais à un moment donné. »
— Babuji Maharaj

Ce processus continu de perfectionnement constitue les abhyas au sens large
du terme. Il exige de l’intérêt, de l’attention, de la vigilance et de la réactivité
Le rôle de la vigilance
La vigilance et l’attention sont les bases de la flexibilité. De même qu’un
conducteur s’écarte instinctivement pour éviter un obstacle, nous ne pouvons
nous adapter qu’à ce que nous remarquons. La réactivité dépend de la vigilance,
et la vigilance dépend de l’attention. Si notre attention se relâche – perdue
dans un téléphone ou une rêverie – nous risquons de rater les signaux qui
invitent à un ajustement.
Dans la pratique spirituelle, l’attention conduit à une conscience plus profonde
du sacré en soi. Cet état d’attention divine, appelé souvenir constant, nous
rapproche naturellement du But, entraînant layavastha dans son sillage. Babuji
a décrit la spiritualité comme « l’art et la science du souvenir constant  »,
soulignant sa simplicité, mais un mode de vie simple exige malgré tout de
l’intérêt. Plus notre intérêt pour le But est grand, plus le voyage est court.
Et les obstacles au cours du voyage sont les choses qui distraient, détournent
ou affaiblissent notre intérêt pour le but – ces désirs et samskaras (impressions
liées aux actions passées) qui capturent notre attention. Tout comme le
gouvernail d’un bateau est détourné par des forces extérieures, ils nous font
dévier de notre route. Ils tirent leur puissance de l’attention que nous leur
portons, et en tentant de les déraciner, nous les renforçons au contraire et
nous empêtrons davantage dans la toile matérielle.

Le conseil de Babuji pour surmonter ces distractions est étonnamment
simple : cessez de les nourrir. Tout comme une plante privée d’eau se flétrit,
les attachements s’estompent lorsqu’ils sont privés d’attention. Déplacez
votre attention sur le Divin, par le souvenir constant, et tout le reste se mettra
naturellement en place.

Pratiquez avec flexibilité
Les pratiques de Heartfulness sont conçues pour soutenir ce processus.
Lorsqu’elle est sincère, la pratique quotidienne nous garde alignés avec la
Source et nous empêche de dériver. Souvent, la dérive est tellement progressive
que nous ne la remarquons pas avant qu’il ne soit trop tard ; personne n’est
à l’abri d’une chute éventuelle, donc personne n’a transcendé la nécessité de
méditer. Même si votre guide spirituel vous suggère avec amour que vous
avez atteint un stade où la méditation n’est plus nécessaire, continuez votre
pratique. Abordez-la sous une perspective nouvelle et innocente, en restant
ouvert à l’inspiration et à une connexion plus profonde. Babuji Maharaj
incarnait l’humilité d’un éternel débutant, et son approche était donc
extraordinairement souple.
La véritable flexibilité de la conscience vient de cet alignement qui découle
d’une pratique régulière. Elle vous permet d’évoluer dans le monde extérieur
en répondant aux changements de la vie, tout en restant connecté à votre état
intérieur le plus profond.
Dans son commentaire sur la maxime 9, « Modelez votre vie de manière à
susciter chez les autres un sentiment d’amour et de piété », il écrit :
Dans la pratique spirituelle, l’attention conduit à
une conscience plus profonde du sacré en soi. Cet
état d’attention divine, appelé souvenir constant, nous rapproche
naturellement du But, entraînant layavastha dans son sillage.

« Ainsi, la Nature se manifeste-t-elle sous différentes couleurs, chaque chose recevant
la part qui lui revient selon sa capacité et sa valeur. Autrement dit, Elle s’occupe
d’eux à Sa façon. Il convient de garder cet exemple à l’esprit et de modeler nos
comportements en conséquence, tout en respectant comme il convient les besoins et
le juste droit de chacun… »
Qu’il s’agisse d’adoucir le son de sa voix quand enfant entre dans la pièce ou
d’adapter vos actions aux capacités de quelqu’un (comme lorsqu’un précepteur
ajuste la dose de transmission (Pranahuti) en fonction des besoins du pratiquant),
la souplesse dans le comportement extérieur reflète l’harmonie intérieure.

Un exercice
Afin de développer des niveaux de vigilance et de réactivité plus élevés, faites
une courte pause pour vous centrer et vous reconnecter à la Source lorsque
vous passez d’une activité à l’autre au cours de la journée. Ces moments de
connexion consciente vous rappelleront l’état méditatif et vous permettront
d’harmoniser les aspects intérieurs et extérieurs de la vie. Avec le temps, cela
vous aidera à cultiver le souvenir constant.

L’ajustement ultime
La forme de flexibilité la plus élevée est l’acceptation inconditionnelle, elle
n’exige aucun ajustement. Babuji a enseigné que lorsque nous voyons tout
comme un cadeau du Divin, nous devenons naturellement joyeux et légers.
La véritable flexibilité de la conscience vient de cet
alignement qui découle d’une pratique régulière.
Elle vous permet d’évoluer dans le monde extérieur en répondant
aux changements de la vie tout en restant connecté à votre état
intérieur le plus profond.

Cet état d’acceptation joyeuse adoucit les aspérités de la vie, ce qui nous
permet de relever les défis avec grâce.
À l’aube de cette nouvelle année, accueillons la flexibilité sous toutes ses
formes. Ajustez-vous avec vigilance, abandonnez les fardeaux inutiles et
restez connectés à la Source intérieure. Ce faisant, nous nous alignons plus
profondément sur le Divin, ce qui rend le voyage de la vie non seulement plus
facile, mais infiniment plus beau.

Avec amour et respect,
Kamlesh
Message du Nouvel An, 1er janvier 2025

La connexion au Soi

La prière est depuis toujours la réaction naturelle de l’être humain confronté aux situations difficiles de la vie, comme la pauvreté, les épreuves, la maladie, la mort ou les catastrophes. Nous prions traditionnellement une puissance supérieure ou Dieu, pour demander ce dont nous avons besoin et ce que nous désirons.

La prière cultive une attitude d’humilité et d’acceptation et instaure une relation juste avec la Source. Elle peut nous emporter au-delà des mots, jusqu’au plus profond du sacré. Il est naturel d’exposer nos peines dans la prière, mais partageons aussi nos joies. Rester relié à Dieu en permanence dans un état d’humilité et d’abandon, c’est entrer en état de prière. Cet état se transforme en une méditation profonde, dans laquelle nous transcendons la relation pour aller vers une proximité infinie, et même vers l’unité. La prière est l’expression intérieure d’une immense gratitude.

Dans la prière, le mot « Maître » fait référence à Dieu – la Divinité dans le cœur de chacun.

La prière du Sahaj Marg/Heartfulness mérite d’être examinée en profondeur. Elle est extrêmement nuancée et comprend de multiples dimensions. Elle est composée de trois énoncés. Elle ne contient aucune demande. Il serait bon que tous consacrent du temps à essayer de comprendre l’importance et le sens véritable de la prière, en prenant chaque ligne et en réfléchissant à chaque mot. Des dimensions nouvelles s’ouvriront ainsi.

Nous offrons cette prière le soir pendant dix à quinze minutes pour nous relier à la Source, juste avant de nous endormir.

Nous l’offrons également le matin, avant la méditation.

Asseyez-vous confortablement, fermez doucement les yeux et détendez-vous. Répétez lentement et en silence les paroles de la prière ci-dessous. Méditez pendant dix à quinze minutes sur leur véritable signification et sentez les mots résonner dans votre cœur, sans tenter de les analyser. Laissez leur sens surgir de l’intérieur. Essayez de vous perdre dans cette prière. Allez au-delà des mots et laissez-vous gagner par ce que vous ressentez.

Ô Maître !

Tu es le vrai but de la vie humaine.

Nous ne sommes encore qu’esclaves de souhaits qui font obstacle à notre évolution.

Tu es le seul Dieu et le seul pouvoir qui puisse nous élever jusque-là.

Répétez cette prière intérieurement une deuxième fois et approfondissez encore votre ressenti. Laissez-vous absorber dans cette sensation au-delà des mots. Immergez-vous dans cet état de prière méditative au moment de vous endormir.

Le matin, reconnectez-vous à la Source en offrant à nouveau cette prière silencieuse avant de commencer la méditation Heartfulness.

Kamlesh D. Patel (Daaji)

Né le 28 septembre 1956 dans le Gujarat, en Inde, Daaji a manifesté très tôt un intérêt pour la méditation et la spiritualité. Il a commencé à pratiquer la méditation Sahaj Marg à l’âge de dix-neuf ans, pendant ses études de pharmacie. Peu après, il a rencontré son guru, Babuji. Après avoir obtenu son diplôme avec mention au L.M. College of Pharmacy d’Ahmedabad, Daaji s’est marié et installé à New York où il a développé une entreprise pharmaceutique prospère, tout en élevant ses deux fils avec son épouse. Dans le même temps, Daaji a continué de se consacrer pleinement à la spiritualité auprès de son Maître Chariji, successeur de Babuji. Au fil des ans, Daaji a joué un rôle de plus en plus actif au sein de la Mission, tant sur le plan organisationnel, qu’en diffusant le message du Sahaj Marg et en enseignant sa méthode. En 2011, il a été désigné par Chariji comme son successeur spirituel.

En tant que fondateur du mouvement Heartfulness, Daaji remplit désormais les nombreuses fonctions d’un guru des temps modernes, voyageant beaucoup et apportant son soutien aux chercheurs du monde entier. Il est fermement convaincu qu’il faut nourrir la jeunesse d’aujourd’hui avec des outils pratiques d’autogestion et des valeurs universelles. Sous sa direction, les étudiants et enseignants de plus de 2500 écoles, universités et collèges bénéficient d’un vaste choix de programmes de développement personnel fondés sur des valeurs universelles.

Daaji consacre une grande partie de son temps et de son énergie à ses recherches personnelles dans le domaine de la spiritualité et de la conscience, et partage régulièrement ses découvertes lors de conférences publiques, sur son site web et différents médias sociaux. Ses articles paraissent dans différentes publications, comme le Huffington Post, le Chicago Tribune, le Times of India et le Business Standard. Dil Ki Awaaz, série en douze épisodes, diffusée sur Radio City Smaran, a reçu un très bon accueil du public en Inde et au-delà.

Daaji prône le rapprochement entre les traditions anciennes et la science moderne. Considérant qu’il convient d’aborder la spiritualité avec une approche scientifique, il a réuni une équipe de cent scientifiques pour étudier les effets physiologiques et génétiques de la méditation et de la transmission yogique. Comme il le dit volontiers, « Vous êtes l’expérimentateur, l’expérience et aussi son résultat. »

Daaji souhaite que la méditation Heartfulness puisse être connue de tous les foyers du monde. Sous son impulsion, des formations gratuites à la méditation sont désormais proposées dans des milliers de Heartspots et centres de retraite dans plus de 160 pays. Les formateurs Heartfulness sont disponibles bénévolement dans le monde entier pour des méditations individuelles et de groupe, en présence ou à distance, ou encore via l’application Heartfulness pour iPhone et Android (en anglais pour l’instant).

Lien de téléchargement

Pour en savoir plus sur Daaji, visitez le site www.daaji.fr

“À mesure que nous nous élevons, notre besoin d’être reconnu diminue de plus en plus jusqu’à ce que nous devenions un avec l’infini, nous dissolvant dans l’infini et devenant l’infini. Ainsi, il y a dans le monde matériel l’épanouissement de l’égo, tandis que dans le monde spirituel il y a la totale dissolution de l’ego personnel. Ceci est la beauté du chemin spirituel. »

Daaji

Parthasarathi Rajagopalachari (Chariji)

Shri Parthasarathi Rajagopalachari, appelé affectueusement Chariji, est né le 24 juillet 1927 à Vayalur (près de Chennai), dans le sud de l’Inde. Aîné de quatre enfants, il perdit sa mère à l’âge de cinq ans, peu après la naissance de sa petite sœur qui décéda à son tour peu de temps après. Son père, Shri C.A. Rajagopalachari était cadre dans les chemins de fer, il éleva Parthasarathi et ses deux jeunes frères avec beaucoup de soin. La perte de sa mère allait cependant laisser en Parthasarathi un vide profond qui l’accompagna jusqu’à l’âge adulte.

Après une licence en sciences à l’Université hindoue de Bénarès, il occupa un premier emploi dans le domaine de l’ingénierie chimique, puis passa deux ans en Yougoslavie afin d’étudier les techniques de fabrication des plastiques.

Il épousa Sulochana en 1955 et rejoignit la même année le groupe T. T. Krishnamachari, accédant rapidement au poste de directeur exécutif d’une des sociétés du groupe. Son travail l’amena à voyager beaucoup en Inde et à l’étranger, voyages internationaux qui se poursuivirent toute sa vie, tant pour raisons professionnelles que dans son rôle de guide du Sahaj Marg.

Les aspirations spirituelles de Chariji s’éveillèrent à l’âge de dix-huit ans après qu’il eut assisté à une conférence sur la Bhagavad Gita. Il commença alors à étudier en profondeur les textes religieux et spirituels de différentes traditions, notamment le christianisme. Sept ans plus tard, en 1964, Chariji rencontra Babuji et commença la pratique du Sahaj Marg. Dès sa première rencontre avec Babuji, comme il l’a écrit dans son livre, Mon Maître, « J’ai su immédiatement et intuitivement que j’avais trouvé la personne qui, seule, pouvait être mon Maître et me conduire à mon but. »

Tout en continuant à assumer ses responsabilités familiales et professionnelles, Chariji est resté assidu dans sa pratique spirituelle et fervent dans sa dévotion envers Babuji. Il l’a assisté avec compétence dans son travail spirituel et a apporté une contribution substantielle à l’essor de la Mission.

La venue en Inde d’Européens attirés par les enseignements de Babuji a conduit celui-ci à effectuer, dès 1972, une série de voyages en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de Chariji. Une relation de complicité et d’amour profond s’est développée entre eux à cette occasion.

Ces voyages ont semé les graines du développement du Sahaj Marg dans le monde.

Au décès de son maître en 1983, Chariji s’est consacré à la poursuite du travail de Babuji et à l’avancement de sa vision de l’humanité. Sous sa conduite, l’organisation mise en place par Babuji a prospéré en Inde et dans plus de cent autres pays. Au moment du décès de Chariji, la Mission, qui comptait 5000 membres à l’époque de Babuji, en totalisait 500 000.

Brillant orateur, Chariji était aussi doté d’une capacité de travail apparemment illimitée. Il était connu pour sa grande disponibilité. Des dizaines de milliers de personnes peuvent d’ailleurs témoigner de rencontres avec lui, qui ont transformé leur vie.

Il a écrit et publié plus d’une centaine de livres. Mon Maître, un hommage à son bien-aimé Babuji, a été traduit en 20 langues.

En raison d’une santé devenue fragile, Chariji a désigné, dès 2010, Kamlesh D. Patel comme vice-président de la Mission et son successeur. Ces nouvelles ont été annoncées publiquement, afin de leur assurer une large diffusion et de faciliter la prise de fonctions de Kamlesh. Dès lors, et jusqu’au décès de Chariji, le 20 décembre 2014, ils ne se sont quasiment jamais quittés.

« Tournez-vous vers l’intérieur. Toute la connaissance, tous les pouvoirs, tout est à l’intérieur. Votre destinée est à l’intérieur, votre avenir est à l’intérieur, et l’ultime est à l’intérieur ».

Ram Chandra de Shahjahanpur (Babuji)

Babuji naquit le 30 avril 1899 dans la ville de Shahjahanpur (Uttar Pradesh), dans le nord de l’Inde. Dès son plus jeune âge, il manifesta un désir de réalisation spirituelle qui éclipsait tout autre intérêt.

Il occupa pendant plus de trente ans le poste de greffier au tribunal de district de Shahjahanpur. Il se maria à l’âge de dix-neuf ans, et sa femme, Bhagwati, lui donna deux filles et quatre fils avant de décéder en 1949.

En juin 1922, à l’âge de vingt-deux ans, il rencontra Lalaji, qui reconnut en lui son successeur, tel qu’il lui était apparu en rêve des années auparavant.

Ils ne se rencontrèrent que rarement du vivant de Lalaji, qui devint pourtant le centre et le seul but de l’existence de Babuji.

Babuji considérait que l’évolution de la conscience est un droit de naissance et qu’elle devrait être offerte gratuitement aux chercheurs sincères du monde entier. Convaincu que le vrai guru est le serviteur ultime, il vécut sa vie au service de tous, sans distinction de caste, de croyance, de religion, de sexe ou de nationalité. Il enseignait que la vie matérielle et la vie spirituelle sont comme les deux ailes d’un oiseau et que la vie de famille est le meilleur environnement pour apprendre les vertus jumelles de l’amour et du sacrifice. Il simplifia et perfectionna le système du Raja Yoga en conséquence, afin que chacun puisse le pratiquer et en bénéficier.

Il conseillait à ses disciples de ne pas se laisser décourager par leurs défauts et leurs imperfections, mais d’abandonner leurs erreurs en prenant la résolution de ne plus les répéter. Il leur rappelait que c’est dans le présent que nous développons notre caractère et créons ainsi un avenir plus radieux.

Babuji, qui était la plus humble des personnes, avait une foi immense en son guru. Il était convaincu que les chercheurs de toutes cultures et de toutes nationalités adopteraient les pratiques simples et efficaces qu’il proposait. En 1972, il introduisit le Sahaj Marg en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de son disciple dévoué et Secrétaire général de la Mission, Shri Parthasarathi Rajagopalachari. Babuji le choisit pour lui succéder en tant que troisième guru de la tradition Heartfulness.

« La fin de la religion est le début de la spiritualité. La fin de la spiritualité est le début de la Réalité et la fin de la Réalité est la véritable Béatitude. Quand cela aussi est parti, nous avons atteint notre destination »

Babuji

Ram Chandra de Fatehgarh (Lalaji)

Né dans une riche famille de propriétaires terriens, Lalaji développa très tôt, sous l’influence de sa mère qui était très pieuse, une grande aspiration pour Dieu. Elle décéda alors qu’il n’avait que sept ans, laissant en lui l’empreinte de sa foi intense. Éduqué dans un premier temps par un précepteur, il passa huit ans à l’école de la Mission à Farrukhabad où il découvrit le christianisme. Il fut impressionné par les paroles de Jésus-Christ : « Il est possible de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille, mais impossible à un homme riche d’atteindre la demeure de Dieu. »

Suite à la spoliation des biens de la famille, Lalaji connut la pauvreté, mais accepta de bonne grâce ces revers de fortune, son but dans la vie étant de nature spirituelle.

Il s’associa à un saint soufi de l’Ordre des Naqshbandi, Moulvi Fazl Ahmed Khan Saheb, également appelé Huzur Maharaj. Celui-ci avait une approche très ouverte du soufisme, dont il dispensait les enseignements à tous, sans distinction de caste et de croyance. Il accueillait des personnes de toutes classes sociales et de toutes religions, hindous, musulmans et chrétiens. Il déclarait que les religions sont nombreuses, mais que leur essence est unique, c’est-à-dire acquérir la spiritualité.

Lalaji fit siens ces principes que l’on retrouve dans la philosophie du Sahaj Marg.

Lalaji considérait que la vie de famille était le cadre le plus favorable au développement personnel et qu’il était possible d’évoluer jusqu’au plus haut niveau spirituel tout en accomplissant ses obligations dans le monde. Poursuivant un tel but pour lui-même, Lalaji offrait de former les autres spirituellement, afin que tous, sans exception, puissent réaliser les aspirations les plus hautes, qui étaient réservées autrefois aux ermites et aux ascètes.

Sa réputation se répandit rapidement et beaucoup vinrent chercher réconfort et conseils spirituels auprès de lui. Grâce au travail qu’il a accompli, Heartfulness est aujourd’hui en mesure d’offrir une pratique simple et efficace à tous les chercheurs intéressés par la spiritualité.

“Le bonheur n’est nulle part à l’extérieur. On le trouve en fixant notre attention, dans une disposition calme et dans le retrait de notre mental. Ceux qui connaissent ce secret ne recherchent pas le bonheur à l’extérieur. Derrière la goutte s’étend la mer, la mer soutient la goutte. Faire que la goutte réalise l’océan, c’est toute la Réalité. »
Lalaji

La relaxation

 

La méthode de relaxation consiste en une série de suggestions qui nous aident à nous détendre. Il est conseillé de la pratiquer juste avant la méditation, et nous pouvons aussi y recourir chaque fois que nous en ressentons le besoin.

Éteignez votre portable et faites en sorte de ne pas être dérangé.

  • Asseyez-vous confortablement et fermez tranquillement les yeux
  • Pour commencer, remuez doucement les orteils et sentez qu’ils se détendent
  • Détendez vos chevilles et vos pieds. Sentez que l’énergie apaisante et bienfaisante de la Terre-Mère pénètre dans la plante de vos pieds, détend vos mollets et remonte jusqu’à vos genoux
  • Sentez l’énergie monter le long de vos jambes et les détendre jusqu’aux cuisses
  • Portez à présent votre attention sur vos hanches, votre bassin et votre taille et sentez qu’ils se détendent
  • L’énergie remonte maintenant le long de votre dos et le détend jusqu’en haut
  • Détendez ensuite votre poitrine… vos épaules… et sentez qu’elles fondent
  • Détendez vos bras jusqu’aux coudes… chaque muscle de vos avant-bras… puis vos mains… jusqu’au bout des doigts
  • Portez votre attention sur les muscles de votre cou et détendez-les. Remontez ensuite vers le visage. Détendez la mâchoire… la bouche… le nez… les yeux… les paupières… le lobe des oreilles… les muscles du visage… le front… jusqu’au sommet de la tête
  • Sentez à présent que tout votre corps est profondément détendu. Parcourez-le de la tête aux pieds et si vous ressentez encore une tension, une douleur ou une gêne dans une partie du corps, immergez-la un moment encore dans l’énergie apaisante de la Terre-Mère
  • Amenez doucement votre attention vers le cœur. Restez-y tranquillement… sentez-vous immergé dans l’amour et la lumière déjà présents dans votre cœur
  • Absorbez-vous lentement en vous-même.

Restez absorbé aussi longtemps que vous le souhaitez, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à émerger.