Chers amis,
Le thème des Nations Unies pour la Journée de la paix 2025 est « Agissons pour un monde pacifique. » Et il y a une chose que nous pouvons tous faire chaque jour pour contribuer à la paix dans notre famille et notre communauté. C’est émettre l’intention simple d’ « apporter de l’harmonie. » Chacun d’entre nous, par ses actions quotidiennes, a le pouvoir de façonner la paix dans son environnement immédiat.
Lorsque nous intégrons cette intention dans notre vie quotidienne, nous partons sur une base d’unité et d’harmonie.Tout ce que nous faisons vise l’harmonie, aussi difficile que cela puisse paraître.
En tant que méditants, nous pensons souvent qu’il suffit, pour contribuer à la paix dans le monde, de cultiver la paix intérieure (shanti) par nos pratiques méditatives, en nous connectant au Centre de notre être et en nous libérant du poids des désirs matériels, des attentes et de la possessivité. Dans notre esprit, nous passons directement de la paix intérieure à la paix dans le monde, comme si l’une conduisait automatiquement à l’autre. S’il est vrai que la paix intérieure est la première étape nécessaire, l’équation ne s’arrête pas là.
Lorsque notre paix intérieure s’étend aux autres sous forme d’harmonie dans notre famille, notre communauté et notre environnement, cela devient un service que nous rendons à nos semblables. Ce passage du « moi » au « nous » se reflète dans un principe universel que l’on trouve dans toutes les traditions spirituelles et religieuses et qui s’appelle la Règle d’Or. Il stipule :
Dans tout ce que vous faites, traitez les autres comme vous aimeriez qu’ils vous traitent. 1
Une autre version est la forme négative du même principe, parfois appelée Règle d’Argent :
On ne devrait jamais faire aux autres ce que l’on considérerait comme une offense à soi-même. En bref, c’est le dharma. Tout le reste n’est que succomber au désir. 2
1 La Bible, Matthew 7:12
2 Le Mahabharata, 13.113.8
Alors interrogez-vous : « Quelles mesures vais-je prendre pour mettre en pratique la Règle d’Or dans ma vie quotidienne ? »
Il s’agira peut-être de petites choses, mais rien n’empêche de commencer modestement. Même si la Règle d’Or existe depuis des milliers d’années dans toutes les cultures, nous avons encore du mal à l’intégrer dans nos sociétés modernes. Pourquoi ? Voici une idée : la Règle d’Or pose problème à la personne qui n’est pas encore arrivée à un état d’acceptation de soi et de conscience de soi, car si nous nous traitons avec indifférence ou sévérité, comment allons-nous développer notre capacité à accepter et à aimer les autres ? Nous devons également nous accepter et nous aimer nous-mêmes.
Mais s’accepter et s’aimer soi-même n’est pas si facile. Si nous regardons en nous, ne serait-ce qu’un peu, nous aurons vite fait de découvrir que nous sommes imparfaits, ce qui peut réveiller des sentiments désagréables. Nous voyons nos faiblesses, nos erreurs passées, nos tendances et nos systèmes de croyances. Et si notre conscience s’éveille, il se peut que cette conscience nous fasse nous sentir coupables. Comment pouvons-nous accepter facilement que ce monde est le terrain de jeu de toutes ces tendances et que nous vivons tous le même éveil ?
Cette conscience de soi est en réalité un merveilleux catalyseur de changement,pourvu que nous soyons capables de développer une attitude d’ouverture et de courage. C’est plus facile dans un environnement où nous nous sentons en sécurité, où l’intention de changer est valorisée et où le désagrément lié à ce processus reçoit du soutien. Sinon, nous suivons la voie de tant de résolutions du Nouvel An : nous commençons avec de bonnes intentions, mais ne continuons pas.
Lorsque nous avons un profond désir de changement, nos imperfections deviennent un tremplin pour développer l’humilité, et tous nos efforts deviennent légers. Pujya Babuji Maharaj nous a donné la manière d’y parvenir avec la Maxime 103 qui est un moyen merveilleux pour promouvoir la paix et l’harmonie.
Voici ses conseils pour mettre en pratique la Maxime 10 :
Au moment de vous coucher, sentant la présence de Dieu, repentez-vous des erreurs commises involontairement. Demandez pardon dans un esprit suppliant et, dans une attitude de prière, prenez la résolution de ne pas permettre que cela recommence.
Ref : Ram Chandra, 2019.Commentaire sur les dix Maximes du Sahaj Marg, Shri Ram Chandra Mission, Inde
Une fois que nous acceptons nos imperfections, nous acceptons plus facilement celles des autres. Nous n’éprouvons plus le besoin de réagir ou de juger les autres. Cette pratique simple nous donne une nouvelle possibilité : effacer toute blessure, tout ressentiment, tout conflit ou toute tension dans nos relations, qu’elles soient personnelles ou, à plus grande échelle, dans nos groupes et nos communautés. Imaginez un monde où tous feraient cela le soir ! Il y aurait un haut niveau de paix et d’harmonie.
En fait, toutes les pratiques et maximes de Heartfulness soutiennent notre transformation en un être humain paisible et harmonieux. Et ce n’est pas tout : il existe un réseau mondial de formateurs pour faciliter cette transformation. Nous ne sommes pas seuls dans nos efforts. Au contraire, nous grandissons ensemble en tant que communauté, nous soutenant mutuellement dans notre quête de paix.
L’humilité est notre grande force. À mesure que notre cœur s’adoucit et se dissout, nous commençons à garder le vide intérieur qui permet à notre véritable état de s’épanouir dans toute son immensité. Cela n’a rien à voir avec nous en tant qu’individus. Si nous avons le courage de suivre cette voie, nous serons libérés pas à pas de toutes les limitations qui nous asservissent et nous empêtrent dans des nœuds. Nous reviendrons à la simplicité insouciante qui exprime la joie subtile de l’âme. C’est cette joie qui facilite l’harmonie et s’ouvre aux différences avec patience et sérénité.
L’harmonie ne se trouve pas dans l’uniformité, mais en accueillant la diversité des possibilités qui émergent du potentiel infini de l’existence. Car c’est dans ce potentiel que résident notre évolution et notre paix.
Avec amour et respect, Kamlesh
En temps de paix, rien ne sied mieux à un homme que la modestie, le calme et l’humilité.
— William Shakespeare, Henry V




