Journée internationale du yoga : célébrons le cadeau de l’Inde à l’humanité

Traduit à partir de la transcription du message vidéo de Daaji à l’occasion de la Journée internationale du yoga (21 juin 2025)


Chers invités, chers pratiquants et tous ceux qui recherchent le bien-être,


Aujourd’hui, alors que nous nous réunissons pour célébrer la Journée internationale du yoga, nous sommes à la croisée de la sagesse ancienne et de la modernité, là où les enseignements éternels de Bharat (l’Inde) répondent aux besoins actuels de notre famille universelle. Cette journée n’est pas simplement une célébration de postures physiques, mais une reconnaissance de la profonde contribution philosophique de l’Inde à la conscience et au bien-être de l’être humain.

La source éternelle de la sagesse indienne

C’est du sol sacré de l’Inde, où les Himalayas embrassent le ciel et où le Gange s’écoule avec une grâce divine, qu’est né le yoga, une science de la vie qui transcende le simple exercice physique. C’est dans le Rigveda, la plus ancienne Écriture de l’humanité, que nous trouvons les graines de cette compréhension cosmique. Les Upanishad en parlent comme de l’union de la conscience individuelle avec la conscience universelle : « Tat Tvam Asi » (Tu es Cela).

Le yoga représente la quintessence de la philosophie indienne, où le matériel et le spirituel s’unissent, où le souffle devient prière et le mouvement méditation. Il est la manifestation concrète de la vérité védantique selon laquelle tout ce qui existe est interconnecté et le divin réside en chaque être en tant qu’Atman.

Une philosophie qui dépasse les frontières

Ce qui rend le yoga remarquable, c’est à la fois son caractère universel et son enracinement dans la métaphysique indienne. Les Yoga Sutras de Patanjali, composés il y a plus de deux millénaires, offrent une approche systématique du développement humain que la science moderne continue de valider. Les huit membres du yoga, depuis les principes éthiques (Yama et Niyama) jusqu’à l’état ultime de Samadhi, offrent une feuille de route complète pour l’épanouissement humain.

Cette sagesse ancienne répond aux attentes actuelles de l’âme, car elle aborde des préoccupations humaines éternelles : Comment trouver la paix dans le chaos ? Comment unir le corps, le mental et l’esprit ? Comment transcender nos limites ? Les rishis de l’Inde ont répondu à ces questions non pas par des dogmes, mais par une science expérimentale, une méthodologie pour la découverte de soi, accessible à tous.

Le rôle essentiel de dhyana : au-delà des postures physiques

Nous devons ici aborder une vérité essentielle qui mérite d’être soulignée : sans dhyana (la méditation), la pratique physique du yoga reste incomplète, voire dénuée de sens par rapport à son véritable objectif qui est l’évolution humaine. Les sages des anciens temps étaient clairs : les asanas n’étaient conçus que pour préparer le corps à s’asseoir en méditation. Le Hatha Yoga Pradipika l’indique clairement : « Les asanas rendent le corps ferme, exempt de maladies et léger » ; mais il ne s’agit que de la préparation et non de la destination.

Nous assistons aujourd’hui à une tendance inquiétante qui réduit le yoga à un simple exercice physique, à une démonstration séduisante de souplesse et de force. Cette approche superficielle passe à côté de l’essence même du yoga. C’est comme admirer le portail sans jamais entrer dans le temple, comme polir la lampe sans jamais allumer la flamme à l’intérieur. Les rishis observeraient nos studios de yoga modernes avec compassion mais aussi avec inquiétude, car nous avons adopté le contenant en ignorant souvent le nectar qu’il contient.

Dhyana n’est pas un ajout facultatif au yoga, elle en est le cœur même. Grâce à la méditation, nous accédons aux dimensions les plus profondes de la conscience que les postures physiques seules ne peuvent atteindre. C’est dans l’immobilité de dhyana que se produit la véritable transformation ; là où les vrittis (fluctuations mentales) s’apaisent, où l’ego se dissout, où nous touchons notre nature essentielle. Sans ce voyage intérieur, nous pouvons obtenir un corps souple mais rester rigides dans notre conscience ; nous pouvons perfectionner notre équilibre sur les mains mais rester enfermés dans notre compréhension de la réalité.

Gratitude envers la communauté mondiale

Aujourd’hui, nous exprimons notre sincère gratitude à la communauté mondiale pour avoir adopté cette sagesse ancestrale avec le cœur et l’esprit ouverts. De Tokyo à Toronto, de Stockholm à São Paulo, des millions de personnes ont découvert dans le yoga non seulement une pratique, mais aussi un mode de vie. Cette acceptation globale est un témoignage de la sagesse collective de l’humanité ; elle reconnaît le fait que le bien-être véritable comprend la santé physique, la clarté mentale, l’équilibre émotionnel et l’éveil spirituel.

Voir des personnes de tous les continents commencer leur journée par Surya Namaskar, trouver du réconfort dans Pranayama et rechercher la vérité par la méditation nous remplit le cœur de joie. Vous n’avez pas simplement adopté une pratique ; vous avez adopté une vision du monde qui voit le divin en tout, qui promeut l’ahimsa (la non-violence) et qui reconnaît l’unité fondamentale de l’existence.

L’héritage de l’Inde se perpétue

La contribution apportée par l’Inde avec le yoga s’étend au-delà de la transformation personnelle. À une époque de crise environnementale, l’accent que met le yoga sur l’harmonie avec la nature offre des solutions. À une période où la santé mentale est à l’épreuve, le yoga offre des outils de résilience. À l’ère de la division, le message d’unité du yoga, « Vasudhaiva Kutumbakam » (le monde est une famille), devient de plus en plus pertinent.


Nous sommes profondément reconnaissants à notre honorable Premier ministre Shri Narendra Modi ji, dont le leadership visionnaire a permis de porter le yoga devant les Nations unies, ce qui a conduit à la déclaration du 21 juin comme Journée internationale du yoga. Cette résolution a connu un soutien sans précédent ; coparrainée par un nombre record de 175 à 177 nations, elle a été adoptée sans qu’aucun des 193 États membres de l’ONU n’émette une objection. Cette acceptation unanime ne représente pas un succès politique, mais une reconnaissance civilisationnelle : l’héritage spirituel de l’Inde appartient à l’ensemble de l’humanité.

La voie est tracée

En pratiquant le yoga aujourd’hui, rappelons-nous que chaque asana est un mudra de gratitude, chaque respiration un pont entre les cultures, chaque moment d’immobilité une contribution à la paix dans le monde. Le yoga nous enseigne que la transformation commence en soi ; « Yogash Chitta Vritti Nirodha » (le yoga est l’arrêt des fluctuations du mental), mais il rayonne vers l’extérieur pour guérir nos communautés et notre planète.


Que cette journée nous rappelle que les plus grandes contributions de l’Inde n’ont jamais été matérielles, mais spirituelles, qu’il s’agisse de la notion du zéro qui a révolutionné les mathématiques ou de la philosophie du yoga qui a révolutionné le potentiel humain. Ces cadeaux ont été offerts gratuitement, sans brevet ni droit d’auteur, car ils appartiennent au patrimoine collectif de l’humanité.

Un appel à approfondir sa pratique : reconquérir le véritable objectif du yoga

Pour conclure, prenons un engagement sacré : redonner à dhyana la place qui lui revient au centre de notre pratique. Ne nous contentons pas de poses dignes d’Instagram alors que notre mental reste en effervescence. Ne confondons pas forme physique et évolution spirituelle. Le voyage qui va du corps à la respiration, de la respiration à l’esprit, de l’esprit à la conscience, tel est le chemin intégral du yoga.

Aux pratiquants du monde entier : si votre yoga se termine quand vous roulez votre tapis, vous n’avez pas encore commencé. Si votre pratique apporte de la souplesse à votre colonne vertébrale mais pas à votre ego, plongez plus profondément. Si vous pouvez tenir en équilibre sur une main mais ne parvenez pas à trouver l’équilibre dans la vie quotidienne, revenez à la méditation. Le véritable enjeu du yoga n’est pas d’arriver à toucher vos orteils, mais d’arriver à toucher l’infini en vous.

Engageons-nous à faire que nos studios de yoga ne soient pas seulement des gymnases pour le corps, mais des laboratoires pour la conscience. Que chaque pratique d’asana aboutisse à la méditation, que chaque mouvement conduise au calme, que chaque forme extérieure nous guide vers le sans-forme en nous. Alors seulement nous honorerons la vision des anciens rishis qui nous ont donné cette science sacrée non pas pour des prouesses physiques, mais pour la libération elle-même.

À la communauté mondiale qui a adopté cette sagesse ancestrale : « Vous honorez non seulement l’Inde, mais les rishis dont la méditation a donné naissance à cette science. Vous validez la vision selon laquelle la sagesse transcende les frontières, le bien-être est notre droit de naissance et nous ne faisons qu’un sur le plan de la conscience malgré nos différences apparentes.


Puisse la lumière du yoga continuer à illuminer les cœurs à travers le monde. Puisse sa pratique apporter la paix aux esprits troublés, la santé aux corps souffrants et la libération aux âmes en recherche. Puissions-nous, grâce au yoga, réaliser la vérité de l’Isha Upanishad : « L’univers est la création de la Puissance suprême pour le bienfait de toute la création. Toute forme de vie individuelle doit apprendre à apprécier ses bienfaits au sein du système, en étroite relation avec les autres espèces. Qu’aucune espèce n’empiète sur les droits des autres ».


En cette Journée internationale du yoga, inclinons-nous devant la sagesse éternelle de l’Inde, devant la famille universelle qui préserve cette tradition et devant le potentiel infini qui est en chacun de nous, attendant d’être éveillé.

Om Shanti, Shanti, Shanti.  Que la paix règne dans tous les domaines de l’existence.

Namaste.

Om Shanti, Shanti, Shanti. Que la paix règne dans tous les domaines de l’existence.

Namaste.

La connexion au Soi

La prière est depuis toujours la réaction naturelle de l’être humain confronté aux situations difficiles de la vie, comme la pauvreté, les épreuves, la maladie, la mort ou les catastrophes. Nous prions traditionnellement une puissance supérieure ou Dieu, pour demander ce dont nous avons besoin et ce que nous désirons.

La prière cultive une attitude d’humilité et d’acceptation et instaure une relation juste avec la Source. Elle peut nous emporter au-delà des mots, jusqu’au plus profond du sacré. Il est naturel d’exposer nos peines dans la prière, mais partageons aussi nos joies. Rester relié à Dieu en permanence dans un état d’humilité et d’abandon, c’est entrer en état de prière. Cet état se transforme en une méditation profonde, dans laquelle nous transcendons la relation pour aller vers une proximité infinie, et même vers l’unité. La prière est l’expression intérieure d’une immense gratitude.

Dans la prière, le mot « Maître » fait référence à Dieu – la Divinité dans le cœur de chacun.

La prière du Sahaj Marg/Heartfulness mérite d’être examinée en profondeur. Elle est extrêmement nuancée et comprend de multiples dimensions. Elle est composée de trois énoncés. Elle ne contient aucune demande. Il serait bon que tous consacrent du temps à essayer de comprendre l’importance et le sens véritable de la prière, en prenant chaque ligne et en réfléchissant à chaque mot. Des dimensions nouvelles s’ouvriront ainsi.

Nous offrons cette prière le soir pendant dix à quinze minutes pour nous relier à la Source, juste avant de nous endormir.

Nous l’offrons également le matin, avant la méditation.

Asseyez-vous confortablement, fermez doucement les yeux et détendez-vous. Répétez lentement et en silence les paroles de la prière ci-dessous. Méditez pendant dix à quinze minutes sur leur véritable signification et sentez les mots résonner dans votre cœur, sans tenter de les analyser. Laissez leur sens surgir de l’intérieur. Essayez de vous perdre dans cette prière. Allez au-delà des mots et laissez-vous gagner par ce que vous ressentez.

Ô Maître !

Tu es le vrai but de la vie humaine.

Nous ne sommes encore qu’esclaves de souhaits qui font obstacle à notre évolution.

Tu es le seul Dieu et le seul pouvoir qui puisse nous élever jusque-là.

Répétez cette prière intérieurement une deuxième fois et approfondissez encore votre ressenti. Laissez-vous absorber dans cette sensation au-delà des mots. Immergez-vous dans cet état de prière méditative au moment de vous endormir.

Le matin, reconnectez-vous à la Source en offrant à nouveau cette prière silencieuse avant de commencer la méditation Heartfulness.

Kamlesh D. Patel (Daaji)

Né le 28 septembre 1956 dans le Gujarat, en Inde, Daaji a manifesté très tôt un intérêt pour la méditation et la spiritualité. Il a commencé à pratiquer la méditation Sahaj Marg à l’âge de dix-neuf ans, pendant ses études de pharmacie. Peu après, il a rencontré son guru, Babuji. Après avoir obtenu son diplôme avec mention au L.M. College of Pharmacy d’Ahmedabad, Daaji s’est marié et installé à New York où il a développé une entreprise pharmaceutique prospère, tout en élevant ses deux fils avec son épouse. Dans le même temps, Daaji a continué de se consacrer pleinement à la spiritualité auprès de son Maître Chariji, successeur de Babuji. Au fil des ans, Daaji a joué un rôle de plus en plus actif au sein de la Mission, tant sur le plan organisationnel, qu’en diffusant le message du Sahaj Marg et en enseignant sa méthode. En 2011, il a été désigné par Chariji comme son successeur spirituel.

En tant que fondateur du mouvement Heartfulness, Daaji remplit désormais les nombreuses fonctions d’un guru des temps modernes, voyageant beaucoup et apportant son soutien aux chercheurs du monde entier. Il est fermement convaincu qu’il faut nourrir la jeunesse d’aujourd’hui avec des outils pratiques d’autogestion et des valeurs universelles. Sous sa direction, les étudiants et enseignants de plus de 2500 écoles, universités et collèges bénéficient d’un vaste choix de programmes de développement personnel fondés sur des valeurs universelles.

Daaji consacre une grande partie de son temps et de son énergie à ses recherches personnelles dans le domaine de la spiritualité et de la conscience, et partage régulièrement ses découvertes lors de conférences publiques, sur son site web et différents médias sociaux. Ses articles paraissent dans différentes publications, comme le Huffington Post, le Chicago Tribune, le Times of India et le Business Standard. Dil Ki Awaaz, série en douze épisodes, diffusée sur Radio City Smaran, a reçu un très bon accueil du public en Inde et au-delà.

Daaji prône le rapprochement entre les traditions anciennes et la science moderne. Considérant qu’il convient d’aborder la spiritualité avec une approche scientifique, il a réuni une équipe de cent scientifiques pour étudier les effets physiologiques et génétiques de la méditation et de la transmission yogique. Comme il le dit volontiers, « Vous êtes l’expérimentateur, l’expérience et aussi son résultat. »

Daaji souhaite que la méditation Heartfulness puisse être connue de tous les foyers du monde. Sous son impulsion, des formations gratuites à la méditation sont désormais proposées dans des milliers de Heartspots et centres de retraite dans plus de 160 pays. Les formateurs Heartfulness sont disponibles bénévolement dans le monde entier pour des méditations individuelles et de groupe, en présence ou à distance, ou encore via l’application Heartfulness pour iPhone et Android (en anglais pour l’instant).

Lien de téléchargement

Pour en savoir plus sur Daaji, visitez le site www.daaji.fr

“À mesure que nous nous élevons, notre besoin d’être reconnu diminue de plus en plus jusqu’à ce que nous devenions un avec l’infini, nous dissolvant dans l’infini et devenant l’infini. Ainsi, il y a dans le monde matériel l’épanouissement de l’égo, tandis que dans le monde spirituel il y a la totale dissolution de l’ego personnel. Ceci est la beauté du chemin spirituel. »

Daaji

Parthasarathi Rajagopalachari (Chariji)

Shri Parthasarathi Rajagopalachari, appelé affectueusement Chariji, est né le 24 juillet 1927 à Vayalur (près de Chennai), dans le sud de l’Inde. Aîné de quatre enfants, il perdit sa mère à l’âge de cinq ans, peu après la naissance de sa petite sœur qui décéda à son tour peu de temps après. Son père, Shri C.A. Rajagopalachari était cadre dans les chemins de fer, il éleva Parthasarathi et ses deux jeunes frères avec beaucoup de soin. La perte de sa mère allait cependant laisser en Parthasarathi un vide profond qui l’accompagna jusqu’à l’âge adulte.

Après une licence en sciences à l’Université hindoue de Bénarès, il occupa un premier emploi dans le domaine de l’ingénierie chimique, puis passa deux ans en Yougoslavie afin d’étudier les techniques de fabrication des plastiques.

Il épousa Sulochana en 1955 et rejoignit la même année le groupe T. T. Krishnamachari, accédant rapidement au poste de directeur exécutif d’une des sociétés du groupe. Son travail l’amena à voyager beaucoup en Inde et à l’étranger, voyages internationaux qui se poursuivirent toute sa vie, tant pour raisons professionnelles que dans son rôle de guide du Sahaj Marg.

Les aspirations spirituelles de Chariji s’éveillèrent à l’âge de dix-huit ans après qu’il eut assisté à une conférence sur la Bhagavad Gita. Il commença alors à étudier en profondeur les textes religieux et spirituels de différentes traditions, notamment le christianisme. Sept ans plus tard, en 1964, Chariji rencontra Babuji et commença la pratique du Sahaj Marg. Dès sa première rencontre avec Babuji, comme il l’a écrit dans son livre, Mon Maître, « J’ai su immédiatement et intuitivement que j’avais trouvé la personne qui, seule, pouvait être mon Maître et me conduire à mon but. »

Tout en continuant à assumer ses responsabilités familiales et professionnelles, Chariji est resté assidu dans sa pratique spirituelle et fervent dans sa dévotion envers Babuji. Il l’a assisté avec compétence dans son travail spirituel et a apporté une contribution substantielle à l’essor de la Mission.

La venue en Inde d’Européens attirés par les enseignements de Babuji a conduit celui-ci à effectuer, dès 1972, une série de voyages en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de Chariji. Une relation de complicité et d’amour profond s’est développée entre eux à cette occasion.

Ces voyages ont semé les graines du développement du Sahaj Marg dans le monde.

Au décès de son maître en 1983, Chariji s’est consacré à la poursuite du travail de Babuji et à l’avancement de sa vision de l’humanité. Sous sa conduite, l’organisation mise en place par Babuji a prospéré en Inde et dans plus de cent autres pays. Au moment du décès de Chariji, la Mission, qui comptait 5000 membres à l’époque de Babuji, en totalisait 500 000.

Brillant orateur, Chariji était aussi doté d’une capacité de travail apparemment illimitée. Il était connu pour sa grande disponibilité. Des dizaines de milliers de personnes peuvent d’ailleurs témoigner de rencontres avec lui, qui ont transformé leur vie.

Il a écrit et publié plus d’une centaine de livres. Mon Maître, un hommage à son bien-aimé Babuji, a été traduit en 20 langues.

En raison d’une santé devenue fragile, Chariji a désigné, dès 2011, Kamlesh D. Patel comme vice-président de la Mission et son successeur. Ces nouvelles ont été annoncées publiquement, afin de leur assurer une large diffusion et de faciliter la prise de fonctions de Kamlesh. Dès lors, et jusqu’au décès de Chariji, le 20 décembre 2014, ils ne se sont quasiment jamais quittés.

« Tournez-vous vers l’intérieur. Toute la connaissance, tous les pouvoirs, tout est à l’intérieur. Votre destinée est à l’intérieur, votre avenir est à l’intérieur, et l’ultime est à l’intérieur ».

Ram Chandra de Shahjahanpur (Babuji)

Babuji naquit le 30 avril 1899 dans la ville de Shahjahanpur (Uttar Pradesh), dans le nord de l’Inde. Dès son plus jeune âge, il manifesta un désir de réalisation spirituelle qui éclipsait tout autre intérêt.

Il occupa pendant plus de trente ans le poste de greffier au tribunal de district de Shahjahanpur. Il se maria à l’âge de dix-neuf ans, et sa femme, Bhagwati, lui donna deux filles et quatre fils avant de décéder en 1949.

En juin 1922, à l’âge de vingt-deux ans, il rencontra Lalaji, qui reconnut en lui son successeur, tel qu’il lui était apparu en rêve des années auparavant.

Ils ne se rencontrèrent que rarement du vivant de Lalaji, qui devint pourtant le centre et le seul but de l’existence de Babuji.

Babuji considérait que l’évolution de la conscience est un droit de naissance et qu’elle devrait être offerte gratuitement aux chercheurs sincères du monde entier. Convaincu que le vrai guru est le serviteur ultime, il vécut sa vie au service de tous, sans distinction de caste, de croyance, de religion, de sexe ou de nationalité. Il enseignait que la vie matérielle et la vie spirituelle sont comme les deux ailes d’un oiseau et que la vie de famille est le meilleur environnement pour apprendre les vertus jumelles de l’amour et du sacrifice. Il simplifia et perfectionna le système du Raja Yoga en conséquence, afin que chacun puisse le pratiquer et en bénéficier.

Il conseillait à ses disciples de ne pas se laisser décourager par leurs défauts et leurs imperfections, mais d’abandonner leurs erreurs en prenant la résolution de ne plus les répéter. Il leur rappelait que c’est dans le présent que nous développons notre caractère et créons ainsi un avenir plus radieux.

Babuji, qui était la plus humble des personnes, avait une foi immense en son guru. Il était convaincu que les chercheurs de toutes cultures et de toutes nationalités adopteraient les pratiques simples et efficaces qu’il proposait. En 1972, il introduisit le Sahaj Marg en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de son disciple dévoué et Secrétaire général de la Mission, Shri Parthasarathi Rajagopalachari. Babuji le choisit pour lui succéder en qualité de troisième guru de la lignée des Maîtres du Sahaj Marg/Heartfulness.

« La fin de la religion est le début de la spiritualité. La fin de la spiritualité est le début de la Réalité et la fin de la Réalité est la véritable Béatitude. Quand cela aussi est parti, nous avons atteint notre destination »

Babuji

Ram Chandra de Fatehgarh (Lalaji)

Né dans une riche famille de propriétaires terriens, Lalaji développa très tôt, sous l’influence de sa mère qui était très pieuse, une grande aspiration pour Dieu. Elle décéda alors qu’il n’avait que sept ans, laissant en lui l’empreinte de sa foi intense. Éduqué dans un premier temps par un précepteur, il passa huit ans à l’école de la Mission à Farrukhabad où il découvrit le christianisme. Il fut impressionné par les paroles de Jésus-Christ : « Il est possible de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille, mais impossible à un homme riche d’atteindre la demeure de Dieu. »

Suite à la spoliation des biens de la famille, Lalaji connut la pauvreté, mais accepta de bonne grâce ces revers de fortune, son but dans la vie étant de nature spirituelle.

Il s’associa à un saint soufi de l’Ordre des Naqshbandi, Moulvi Fazl Ahmed Khan Saheb, également appelé Huzur Maharaj. Celui-ci avait une approche très ouverte du soufisme, dont il dispensait les enseignements à tous, sans distinction de caste et de croyance. Il accueillait des personnes de toutes classes sociales et de toutes religions, hindous, musulmans et chrétiens. Il déclarait que les religions sont nombreuses, mais que leur essence est unique, c’est-à-dire acquérir la spiritualité.

Lalaji fit siens ces principes que l’on retrouve dans la philosophie du Sahaj Marg.

Lalaji considérait que la vie de famille était le cadre le plus favorable au développement personnel et qu’il était possible d’évoluer jusqu’au plus haut niveau spirituel tout en accomplissant ses obligations dans le monde. Poursuivant un tel but pour lui-même, Lalaji offrait de former les autres spirituellement, afin que tous, sans exception, puissent réaliser les aspirations les plus hautes, qui étaient réservées autrefois aux ermites et aux ascètes.

Sa réputation se répandit rapidement et beaucoup vinrent chercher réconfort et conseils spirituels auprès de lui. Grâce au travail qu’il a accompli, le Sahaj Marg/Heartfulness est aujourd’hui en mesure d’offrir une pratique simple et efficace à tous les chercheurs intéressés par la spiritualité.

“Le bonheur n’est nulle part à l’extérieur. On le trouve en fixant notre attention, dans une disposition calme et dans le retrait de notre mental. Ceux qui connaissent ce secret ne recherchent pas le bonheur à l’extérieur. Derrière la goutte s’étend la mer, la mer soutient la goutte. Faire que la goutte réalise l’océan, c’est toute la Réalité. »
Lalaji

La relaxation

 

La méthode de relaxation consiste en une série de suggestions qui nous aident à nous détendre. Il est conseillé de la pratiquer juste avant la méditation, et nous pouvons aussi y recourir chaque fois que nous en ressentons le besoin.

Éteignez votre portable et faites en sorte de ne pas être dérangé.

  • Asseyez-vous confortablement et fermez tranquillement les yeux
  • Pour commencer, remuez doucement les orteils et sentez qu’ils se détendent
  • Détendez vos chevilles et vos pieds. Sentez que l’énergie apaisante et bienfaisante de la Terre-Mère pénètre dans la plante de vos pieds, détend vos mollets et remonte jusqu’à vos genoux
  • Sentez l’énergie monter le long de vos jambes et les détendre jusqu’aux cuisses
  • Portez à présent votre attention sur vos hanches, votre bassin et votre taille et sentez qu’ils se détendent
  • L’énergie remonte maintenant le long de votre dos et le détend jusqu’en haut
  • Détendez ensuite votre poitrine… vos épaules… et sentez qu’elles fondent
  • Détendez vos bras jusqu’aux coudes… chaque muscle de vos avant-bras… puis vos mains… jusqu’au bout des doigts
  • Portez votre attention sur les muscles de votre cou et détendez-les. Remontez ensuite vers le visage. Détendez la mâchoire… la bouche… le nez… les yeux… les paupières… le lobe des oreilles… les muscles du visage… le front… jusqu’au sommet de la tête
  • Sentez à présent que tout votre corps est profondément détendu. Parcourez-le de la tête aux pieds et si vous ressentez encore une tension, une douleur ou une gêne dans une partie du corps, immergez-la un moment encore dans l’énergie apaisante de la Terre-Mère
  • Amenez doucement votre attention vers le cœur. Restez-y tranquillement… sentez-vous immergé dans l’amour et la lumière déjà présents dans votre cœur
  • Absorbez-vous lentement en vous-même.

Restez absorbé aussi longtemps que vous le souhaitez, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à émerger.