« Les enseignements de la Gita sont éternels et à l’épreuve du temps. Ils nous inspirent d’une certaine manière. » 

Namaste ji et Joyeux Janmasthami,

Les enseignements de la Gita sont éternels et à l’épreuve du temps. Ils nous inspirent d’une certaine manière.

Malheureusement, les inspirations, aussi nobles soient-elles, ne nous font pas passer à l’étape suivante, qui consiste à concrétiser la vérité que nous recherchons.

Nos enseignants et nos prêcheurs éminents de grande réputation nous enseignent toujours que la meilleure chose à atteindre est l’état de Sthitha Pragya. Sans aucun doute. Il faut aussi comprendre que l’homme ne doit jamais se considérer comme l’auteur réel des choses. D’accord.

Sauriez-vous vous contenter de la seule lecture du menu d’un hôtel cinq étoiles quand vous avez faim ? En lisant, nous observons l’état de bhava ou de sthita pragya ou un état équilibré ou tous ces états nobles. Comment pouvons-nous y parvenir ? Notre observation nous dit que le simple fait de lire ou d’entendre ces textes ne sert à rien si nous ne nous donnons pas les moyens de parvenir à ces états de manière très pratique. Nous sommes toujours dans l’ignorance des moyens nécessaires à cette fin et nous ne trouvons nulle part la moindre allusion en ce sens dans tous leurs discours.

Le résultat est que ceux qui écoutent sont amenés à tort à la conclusion que seule la répétition fréquente de mantras, slokas après slokas, devrait suffire. Des choses comme « Je ne suis pas celui qui fait » ou « Je suis Brahmam », ou « Aham Brahmasmi », tout cela est-il suffisant ? Juste réciter ? Il est préjudiciable, en fait, de rester dans l’illusion d’avoir simplement fait notre part avec cette récitation.

Il faut adopter les bons moyens pour arriver aux bons résultats – gagner les fruits de notre pratique, comme l’état d’esprit de Stitha Pragya ou avoir une condition comme celle de la feuille de lotus qui n’est pas affectée par la mare d’eau sale dans laquelle elle se trouve, ou devenir un témoin, ou embrasser joyeusement saranagati (le véritable abandon), ou accomplir nishkam karma ou l’état sans désir. La répétition de « Je suis Brahman » ou « Je suis simplement un témoin » donnera-t-elle réellement naissance à de tels états ? Réfléchissez-y.

Si c’était si facile, alors, à l’heure qu’il est, tous les récitants et les auditeurs auraient atteint ce que le Seigneur Krishna laisse entendre de différentes manières. Je voudrais partager avec vous une grande révélation, la compassion de mon Maître bien-aimé Pujya Shri Babuji Maharaj. S’il vous plaît, soyez très attentifs.

Visitons la scène du Mahabharata au moment où la guerre est sur le point de commencer. Arjuna est découragé et décide de ne pas se battre. Maintenant, considérez combien de temps il aurait fallu au Seigneur Krishna pour énoncer le texte complet de la Gita tel que nous le connaissons aujourd’hui. Les armées se faisaient face sur le champ de bataille et les trompettes de guerre résonnaient haut et clair, annonçant l’heure zéro de cette action ultime. Combien de temps le Seigneur Krishna avait-il à sa disposition pour ramener Arjuna dans le droit chemin et le préparer à la guerre en l’instruisant par de bonnes paroles ? Songez-y.

Il faut plusieurs heures au moins pour réciter 18 chapitres comprenant 700 slokas. Comment cela aurait-il été possible à ce moment critique ? De toute évidence, il n’aurait pas pu accorder plus de quelques minutes à cela.

Le fait est que le Seigneur Krishna a transmis à Arjuna, en l’espace de quelques minutes, tous les états mentaux nécessaires à cet effet à ce moment précis. En réalité, il s’agissait des conditions mêmes par lesquelles le chercheur spirituel passe au cours de son voyage spirituel. Le processus a amené Arjuna instantanément à un état de conscience spirituelle supérieur et a éliminé de son cœur le sentiment d’attachement excessif.

Cela peut également se faire aujourd’hui si une personnalité de ce calibre est présente, mais comme on le voit trop souvent, les gens entendent et récitent la Gita toute leur vie sans en retirer le moindre effet. L’essence de la Gita ne touche jamais leur cœur. Combien d’entre eux ont fait un retournement comme Arjuna, bien qu’ils aient entendu la Gita pendant des années ? Le Seigneur Krishna a transmis la connaissance à Arjuna comme en témoigne le Sage Vyasa, qui l’a transcrite sous forme de slokas. Il est important de comprendre que tout ce qui s’est passé entre le Seigneur Krishna et Arjuna, les mots non dits qui ont été transmis, ont été transcrits ultérieurement sous forme de slokas par le Sage Vyasa.

Le sage Vyasa a assisté à cette transmission de cœur à cœur entre le Seigneur et Arjuna. Il a soigneusement transcrit ces émotions et ces conditions dans des slokas qui sont devenus ce que nous lisons aujourd’hui sous le nom de « Gita ».

Les slokas effectivement récités n’étaient que 7 (sept). Les 7 joyaux ont été transmis à Arjuna à travers 7 slokas. Le reste a été ajouté par de nombreux sages au fil du temps, en plus de ce que le Sage Vyasa a transcrit – la conversation de cœur à cœur entre le Seigneur et Arjuna.

Ce dialogue de cœur à cœur n’était pas moins important. Peut-être même plus important que ces 7 slokas communiqués verbalement. Je souhaite, avec beaucoup de respect pour le Seigneur et pour mon bien-aimé Babuji Maharaj, le cœur rempli de gratitude, partager avec vous tous ces 7 joyaux, ces 7 slokas.

L’un d’entre eux est tiré de :

  • Chapitre 2, sloka 55 – Sankhya Yoga

śhrī bhagavān uvācha

prajahāti yadā kāmān sarvān pārtha mano-gatān

ātmany-evātmanā tuṣhṭaḥ sthita-prajñas tadochyate

Ô Parth, celui qui, ayant renoncé à tous les désirs nés du mental,

celui qui est satisfait dans le soi, et par le soi,

  • Chapitre 2, sloka 62 – Sankhya Yoga

dhyāyato viṣhayān puṁsaḥ saṅgas teṣhūpajāyate

saṅgāt sañjāyate kāmaḥ kāmāt krodho ’bhijāyate

En contemplant les plaisirs des sens, on est attiré par eux.

est dit être un avec l’intérieur est stable – sthita pragya

De l’attraction naît le désir et du désir naît la colère.

Le suivant est également tiré du même chapitre, sloka 63

  • Chapitre 2, sloka 63 – Sankhya Yoga

krodhād bhavati sammohaḥ sammohāt smṛiti-vibhramaḥ

smṛiti-bhranśhād buddhi-nāśho buddhi-nāśhāt praṇaśhyati

La colère conduit à la confusion ou à l’illusion de l’esprit, ce qui entraîne la perte de la mémoire.

Lorsque la mémoire est perdue, l’intellect est perdu, détruit.

Et la ruine de l’intellect conduit l’homme à la destruction.

Le sloka suivant est également tiré du même chapitre, sloka 64

  • Chapitre 2, sloka 64 – Sankhya Yoga

rāga-dveṣha-viyuktais tu viṣhayān indriyaiśh charan

ātma-vaśhyair-vidheyātmā prasādam adhigachchhati

Mais celui qui contrôle l’esprit et est libre de goûts et de dégoûts, de raga et de dvesha,

même en utilisant les objets des sens, atteint la grâce de Dieu.

Même chapitre 2, sloka 66

  • Chapitre 2, sloka 66 – Sankhya Yoga

nāsti buddhir-ayuktasya na chāyuktasya bhāvanā

na chābhāvayataḥ śhāntir aśhāntasya kutaḥ sukham

Il n’y a pas de sagesse pour un homme sans harmonie ; et sans harmonie, il n’y a pas de contemplation.

Sans contemplation, il ne peut y avoir de paix.

Comment peut-il y avoir du bonheur pour celui qui n’a pas la paix de l’esprit ?

  • Chapitre 3, sloka 35 – Karma Yoga

śhreyān swa-dharmo viguṇaḥ para-dharmāt sv-anuṣhṭhitāt

swa-dharme nidhanaṁ śhreyaḥ para-dharmo bhayāvahaḥ

Mieux vaut s’acquitter, même médiocrement, de son devoir plutôt que de celui d’un autre, fût-ce à la perfection.

Mieux vaut mourir en exécutant son devoir, celui d’un autre est porteur de crainte.

En bref, Babuji aurait dit : « Occupez-vous de vos affaires ».

  • Chapitre 3, sloka 4 – Karma Yoga

na karmaṇām anārambhān naiṣhkarmyaṁ puruṣho ’śhnute

na cha sannyasanād eva siddhiṁ samadhigachchhati

Ce n’est pas en s’abstenant d’agir que l’homme s’assure la liberté d’action.

Ce n’est pas non plus par le simple renoncement qu’il s’assure de la perfection ultime.

Voilà, ce sont les 7 joyaux. Plus tard, vers la fin de la journée du premier jour de la guerre, en amadouant Arjuna, le Seigneur révèle 3 autres secrets, des secrets personnels à Arjuna.

Chapitre 4, sloka 7 – Gyana Yoga

yadā yadā hi dharmasya glānir bhavati bhārata

abhyutthānam adharmasya tadātmānaṁ sṛijāmyaham

Chaque fois que la morale fléchit et que l’immoralité augmente, Ô Arjun, c’est le moment où je me manifeste sur Terre.

Cela est tiré du adhyay (chapitre) 4, sloka 7.

Le sloka suivant est également tiré du chapitre 4, sloka 8 – Gyana Yoga

paritrāṇāya sādhūnāṁ vināśhāya cha duṣhkṛitām

dharma-sansthāpanārthāya sambhavāmi yuge yuge

Pour protéger les bons, détruire les méchants et rétablir les principes du dharma, j’apparais sur cette Terre, d’âge en âge.

Et un, très important, chapitre 18, sloka 66, Moksha Sanyas Yoga

sarva-dharmān parityajya mām ekaṁ śharaṇaṁ vraja

ahaṁ tvāṁ sarva-pāpebhyo mokṣhayiṣhyāmi mā śhucha

Laisse tous tes devoirs (dharmas) pour simplement t’abandonner à moi, je te délivrerai de tous les maux ; n’aie crainte.

Alors, bon courage mes chers amis, et célébrez ce Janmashtami avec enthousiasme, avec joie, avec ferveur, voyez si certains d’entre vous peuvent aussi jeûner. Contemplez la signification de ces slokas et, comme je l’ai dit, ils ont été communiqués oralement par le Seigneur Krishna à Arjuna. Cela ne signifie pas pour autant que la communication non verbale, qui se fait de cœur à cœur, est de moindre importance.

La Gita tout entière est pertinente aujourd’hui plus que jamais dans notre vie et elle continuera à retentir et à résonner pour le bénéfice des générations à venir.

Merci de transmettre la tradition.

Kamlesh D. Patel, le 29 aout 2021

La connexion au Soi

La prière est depuis toujours la réaction naturelle de l’être humain confronté aux situations difficiles de la vie, comme la pauvreté, les épreuves, la maladie, la mort ou les catastrophes. Nous prions traditionnellement une puissance supérieure ou Dieu, pour demander ce dont nous avons besoin et ce que nous désirons.

La prière cultive une attitude d’humilité et d’acceptation et instaure une relation juste avec la Source. Elle peut nous emporter au-delà des mots, jusqu’au plus profond du sacré. Il est naturel d’exposer nos peines dans la prière, mais partageons aussi nos joies. Rester relié à Dieu en permanence dans un état d’humilité et d’abandon, c’est entrer en état de prière. Cet état se transforme en une méditation profonde, dans laquelle nous transcendons la relation pour aller vers une proximité infinie, et même vers l’unité. La prière est l’expression intérieure d’une immense gratitude.

Dans la prière, le mot « Maître » fait référence à Dieu – la Divinité dans le cœur de chacun.

La prière du Sahaj Marg/Heartfulness mérite d’être examinée en profondeur. Elle est extrêmement nuancée et comprend de multiples dimensions. Elle est composée de trois énoncés. Elle ne contient aucune demande. Il serait bon que tous consacrent du temps à essayer de comprendre l’importance et le sens véritable de la prière, en prenant chaque ligne et en réfléchissant à chaque mot. Des dimensions nouvelles s’ouvriront ainsi.

Nous offrons cette prière le soir pendant dix à quinze minutes pour nous relier à la Source, juste avant de nous endormir.

Nous l’offrons également le matin, avant la méditation.

Asseyez-vous confortablement, fermez doucement les yeux et détendez-vous. Répétez lentement et en silence les paroles de la prière ci-dessous. Méditez pendant dix à quinze minutes sur leur véritable signification et sentez les mots résonner dans votre cœur, sans tenter de les analyser. Laissez leur sens surgir de l’intérieur. Essayez de vous perdre dans cette prière. Allez au-delà des mots et laissez-vous gagner par ce que vous ressentez.

Ô Maître !

Tu es le vrai but de la vie humaine.

Nous ne sommes encore qu’esclaves de souhaits qui font obstacle à notre évolution.

Tu es le seul Dieu et le seul pouvoir qui puisse nous élever jusque-là.

Répétez cette prière intérieurement une deuxième fois et approfondissez encore votre ressenti. Laissez-vous absorber dans cette sensation au-delà des mots. Immergez-vous dans cet état de prière méditative au moment de vous endormir.

Le matin, reconnectez-vous à la Source en offrant à nouveau cette prière silencieuse avant de commencer la méditation Heartfulness.

Kamlesh D. Patel (Daaji)

Né le 28 septembre 1956 dans le Gujarat, en Inde, Daaji a manifesté très tôt un intérêt pour la méditation et la spiritualité. Il a commencé à pratiquer la méditation Sahaj Marg à l’âge de dix-neuf ans, pendant ses études de pharmacie. Peu après, il a rencontré son guru, Babuji. Après avoir obtenu son diplôme avec mention au L.M. College of Pharmacy d’Ahmedabad, Daaji s’est marié et installé à New York où il a développé une entreprise pharmaceutique prospère, tout en élevant ses deux fils avec son épouse. Dans le même temps, Daaji a continué de se consacrer pleinement à la spiritualité auprès de son Maître Chariji, successeur de Babuji. Au fil des ans, Daaji a joué un rôle de plus en plus actif au sein de la Mission, tant sur le plan organisationnel, qu’en diffusant le message du Sahaj Marg et en enseignant sa méthode. En 2011, il a été désigné par Chariji comme son successeur spirituel.

En tant que fondateur du mouvement Heartfulness, Daaji remplit désormais les nombreuses fonctions d’un guru des temps modernes, voyageant beaucoup et apportant son soutien aux chercheurs du monde entier. Il est fermement convaincu qu’il faut nourrir la jeunesse d’aujourd’hui avec des outils pratiques d’autogestion et des valeurs universelles. Sous sa direction, les étudiants et enseignants de plus de 2500 écoles, universités et collèges bénéficient d’un vaste choix de programmes de développement personnel fondés sur des valeurs universelles.

Daaji consacre une grande partie de son temps et de son énergie à ses recherches personnelles dans le domaine de la spiritualité et de la conscience, et partage régulièrement ses découvertes lors de conférences publiques, sur son site web et différents médias sociaux. Ses articles paraissent dans différentes publications, comme le Huffington Post, le Chicago Tribune, le Times of India et le Business Standard. Dil Ki Awaaz, série en douze épisodes, diffusée sur Radio City Smaran, a reçu un très bon accueil du public en Inde et au-delà.

Daaji prône le rapprochement entre les traditions anciennes et la science moderne. Considérant qu’il convient d’aborder la spiritualité avec une approche scientifique, il a réuni une équipe de cent scientifiques pour étudier les effets physiologiques et génétiques de la méditation et de la transmission yogique. Comme il le dit volontiers, « Vous êtes l’expérimentateur, l’expérience et aussi son résultat. »

Daaji souhaite que la méditation Heartfulness puisse être connue de tous les foyers du monde. Sous son impulsion, des formations gratuites à la méditation sont désormais proposées dans des milliers de Heartspots et centres de retraite dans plus de 160 pays. Les formateurs Heartfulness sont disponibles bénévolement dans le monde entier pour des méditations individuelles et de groupe, en présence ou à distance, ou encore via l’application Heartfulness pour iPhone et Android (en anglais pour l’instant).

Lien de téléchargement

Pour en savoir plus sur Daaji, visitez le site www.daaji.fr

“À mesure que nous nous élevons, notre besoin d’être reconnu diminue de plus en plus jusqu’à ce que nous devenions un avec l’infini, nous dissolvant dans l’infini et devenant l’infini. Ainsi, il y a dans le monde matériel l’épanouissement de l’égo, tandis que dans le monde spirituel il y a la totale dissolution de l’ego personnel. Ceci est la beauté du chemin spirituel. »

Daaji

Parthasarathi Rajagopalachari (Chariji)

Shri Parthasarathi Rajagopalachari, appelé affectueusement Chariji, est né le 24 juillet 1927 à Vayalur (près de Chennai), dans le sud de l’Inde. Aîné de quatre enfants, il perdit sa mère à l’âge de cinq ans, peu après la naissance de sa petite sœur qui décéda à son tour peu de temps après. Son père, Shri C.A. Rajagopalachari était cadre dans les chemins de fer, il éleva Parthasarathi et ses deux jeunes frères avec beaucoup de soin. La perte de sa mère allait cependant laisser en Parthasarathi un vide profond qui l’accompagna jusqu’à l’âge adulte.

Après une licence en sciences à l’Université hindoue de Bénarès, il occupa un premier emploi dans le domaine de l’ingénierie chimique, puis passa deux ans en Yougoslavie afin d’étudier les techniques de fabrication des plastiques.

Il épousa Sulochana en 1955 et rejoignit la même année le groupe T. T. Krishnamachari, accédant rapidement au poste de directeur exécutif d’une des sociétés du groupe. Son travail l’amena à voyager beaucoup en Inde et à l’étranger, voyages internationaux qui se poursuivirent toute sa vie, tant pour raisons professionnelles que dans son rôle de guide du Sahaj Marg.

Les aspirations spirituelles de Chariji s’éveillèrent à l’âge de dix-huit ans après qu’il eut assisté à une conférence sur la Bhagavad Gita. Il commença alors à étudier en profondeur les textes religieux et spirituels de différentes traditions, notamment le christianisme. Sept ans plus tard, en 1964, Chariji rencontra Babuji et commença la pratique du Sahaj Marg. Dès sa première rencontre avec Babuji, comme il l’a écrit dans son livre, Mon Maître, « J’ai su immédiatement et intuitivement que j’avais trouvé la personne qui, seule, pouvait être mon Maître et me conduire à mon but. »

Tout en continuant à assumer ses responsabilités familiales et professionnelles, Chariji est resté assidu dans sa pratique spirituelle et fervent dans sa dévotion envers Babuji. Il l’a assisté avec compétence dans son travail spirituel et a apporté une contribution substantielle à l’essor de la Mission.

La venue en Inde d’Européens attirés par les enseignements de Babuji a conduit celui-ci à effectuer, dès 1972, une série de voyages en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de Chariji. Une relation de complicité et d’amour profond s’est développée entre eux à cette occasion.

Ces voyages ont semé les graines du développement du Sahaj Marg dans le monde.

Au décès de son maître en 1983, Chariji s’est consacré à la poursuite du travail de Babuji et à l’avancement de sa vision de l’humanité. Sous sa conduite, l’organisation mise en place par Babuji a prospéré en Inde et dans plus de cent autres pays. Au moment du décès de Chariji, la Mission, qui comptait 5000 membres à l’époque de Babuji, en totalisait 500 000.

Brillant orateur, Chariji était aussi doté d’une capacité de travail apparemment illimitée. Il était connu pour sa grande disponibilité. Des dizaines de milliers de personnes peuvent d’ailleurs témoigner de rencontres avec lui, qui ont transformé leur vie.

Il a écrit et publié plus d’une centaine de livres. Mon Maître, un hommage à son bien-aimé Babuji, a été traduit en 20 langues.

En raison d’une santé devenue fragile, Chariji a désigné, dès 2011, Kamlesh D. Patel comme vice-président de la Mission et son successeur. Ces nouvelles ont été annoncées publiquement, afin de leur assurer une large diffusion et de faciliter la prise de fonctions de Kamlesh. Dès lors, et jusqu’au décès de Chariji, le 20 décembre 2014, ils ne se sont quasiment jamais quittés.

« Tournez-vous vers l’intérieur. Toute la connaissance, tous les pouvoirs, tout est à l’intérieur. Votre destinée est à l’intérieur, votre avenir est à l’intérieur, et l’ultime est à l’intérieur ».

Ram Chandra de Shahjahanpur (Babuji)

Babuji naquit le 30 avril 1899 dans la ville de Shahjahanpur (Uttar Pradesh), dans le nord de l’Inde. Dès son plus jeune âge, il manifesta un désir de réalisation spirituelle qui éclipsait tout autre intérêt.

Il occupa pendant plus de trente ans le poste de greffier au tribunal de district de Shahjahanpur. Il se maria à l’âge de dix-neuf ans, et sa femme, Bhagwati, lui donna deux filles et quatre fils avant de décéder en 1949.

En juin 1922, à l’âge de vingt-deux ans, il rencontra Lalaji, qui reconnut en lui son successeur, tel qu’il lui était apparu en rêve des années auparavant.

Ils ne se rencontrèrent que rarement du vivant de Lalaji, qui devint pourtant le centre et le seul but de l’existence de Babuji.

Babuji considérait que l’évolution de la conscience est un droit de naissance et qu’elle devrait être offerte gratuitement aux chercheurs sincères du monde entier. Convaincu que le vrai guru est le serviteur ultime, il vécut sa vie au service de tous, sans distinction de caste, de croyance, de religion, de sexe ou de nationalité. Il enseignait que la vie matérielle et la vie spirituelle sont comme les deux ailes d’un oiseau et que la vie de famille est le meilleur environnement pour apprendre les vertus jumelles de l’amour et du sacrifice. Il simplifia et perfectionna le système du Raja Yoga en conséquence, afin que chacun puisse le pratiquer et en bénéficier.

Il conseillait à ses disciples de ne pas se laisser décourager par leurs défauts et leurs imperfections, mais d’abandonner leurs erreurs en prenant la résolution de ne plus les répéter. Il leur rappelait que c’est dans le présent que nous développons notre caractère et créons ainsi un avenir plus radieux.

Babuji, qui était la plus humble des personnes, avait une foi immense en son guru. Il était convaincu que les chercheurs de toutes cultures et de toutes nationalités adopteraient les pratiques simples et efficaces qu’il proposait. En 1972, il introduisit le Sahaj Marg en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de son disciple dévoué et Secrétaire général de la Mission, Shri Parthasarathi Rajagopalachari. Babuji le choisit pour lui succéder en qualité de troisième guru de la lignée des Maîtres du Sahaj Marg/Heartfulness.

« La fin de la religion est le début de la spiritualité. La fin de la spiritualité est le début de la Réalité et la fin de la Réalité est la véritable Béatitude. Quand cela aussi est parti, nous avons atteint notre destination »

Babuji

Ram Chandra de Fatehgarh (Lalaji)

Né dans une riche famille de propriétaires terriens, Lalaji développa très tôt, sous l’influence de sa mère qui était très pieuse, une grande aspiration pour Dieu. Elle décéda alors qu’il n’avait que sept ans, laissant en lui l’empreinte de sa foi intense. Éduqué dans un premier temps par un précepteur, il passa huit ans à l’école de la Mission à Farrukhabad où il découvrit le christianisme. Il fut impressionné par les paroles de Jésus-Christ : « Il est possible de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille, mais impossible à un homme riche d’atteindre la demeure de Dieu. »

Suite à la spoliation des biens de la famille, Lalaji connut la pauvreté, mais accepta de bonne grâce ces revers de fortune, son but dans la vie étant de nature spirituelle.

Il s’associa à un saint soufi de l’Ordre des Naqshbandi, Moulvi Fazl Ahmed Khan Saheb, également appelé Huzur Maharaj. Celui-ci avait une approche très ouverte du soufisme, dont il dispensait les enseignements à tous, sans distinction de caste et de croyance. Il accueillait des personnes de toutes classes sociales et de toutes religions, hindous, musulmans et chrétiens. Il déclarait que les religions sont nombreuses, mais que leur essence est unique, c’est-à-dire acquérir la spiritualité.

Lalaji fit siens ces principes que l’on retrouve dans la philosophie du Sahaj Marg.

Lalaji considérait que la vie de famille était le cadre le plus favorable au développement personnel et qu’il était possible d’évoluer jusqu’au plus haut niveau spirituel tout en accomplissant ses obligations dans le monde. Poursuivant un tel but pour lui-même, Lalaji offrait de former les autres spirituellement, afin que tous, sans exception, puissent réaliser les aspirations les plus hautes, qui étaient réservées autrefois aux ermites et aux ascètes.

Sa réputation se répandit rapidement et beaucoup vinrent chercher réconfort et conseils spirituels auprès de lui. Grâce au travail qu’il a accompli, le Sahaj Marg/Heartfulness est aujourd’hui en mesure d’offrir une pratique simple et efficace à tous les chercheurs intéressés par la spiritualité.

“Le bonheur n’est nulle part à l’extérieur. On le trouve en fixant notre attention, dans une disposition calme et dans le retrait de notre mental. Ceux qui connaissent ce secret ne recherchent pas le bonheur à l’extérieur. Derrière la goutte s’étend la mer, la mer soutient la goutte. Faire que la goutte réalise l’océan, c’est toute la Réalité. »
Lalaji

La relaxation

 

La méthode de relaxation consiste en une série de suggestions qui nous aident à nous détendre. Il est conseillé de la pratiquer juste avant la méditation, et nous pouvons aussi y recourir chaque fois que nous en ressentons le besoin.

Éteignez votre portable et faites en sorte de ne pas être dérangé.

  • Asseyez-vous confortablement et fermez tranquillement les yeux
  • Pour commencer, remuez doucement les orteils et sentez qu’ils se détendent
  • Détendez vos chevilles et vos pieds. Sentez que l’énergie apaisante et bienfaisante de la Terre-Mère pénètre dans la plante de vos pieds, détend vos mollets et remonte jusqu’à vos genoux
  • Sentez l’énergie monter le long de vos jambes et les détendre jusqu’aux cuisses
  • Portez à présent votre attention sur vos hanches, votre bassin et votre taille et sentez qu’ils se détendent
  • L’énergie remonte maintenant le long de votre dos et le détend jusqu’en haut
  • Détendez ensuite votre poitrine… vos épaules… et sentez qu’elles fondent
  • Détendez vos bras jusqu’aux coudes… chaque muscle de vos avant-bras… puis vos mains… jusqu’au bout des doigts
  • Portez votre attention sur les muscles de votre cou et détendez-les. Remontez ensuite vers le visage. Détendez la mâchoire… la bouche… le nez… les yeux… les paupières… le lobe des oreilles… les muscles du visage… le front… jusqu’au sommet de la tête
  • Sentez à présent que tout votre corps est profondément détendu. Parcourez-le de la tête aux pieds et si vous ressentez encore une tension, une douleur ou une gêne dans une partie du corps, immergez-la un moment encore dans l’énergie apaisante de la Terre-Mère
  • Amenez doucement votre attention vers le cœur. Restez-y tranquillement… sentez-vous immergé dans l’amour et la lumière déjà présents dans votre cœur
  • Absorbez-vous lentement en vous-même.

Restez absorbé aussi longtemps que vous le souhaitez, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à émerger.