La trinité de l’intention, l’attention et l’attitude à travers les trois voies

Je voudrais commencer par une question qui mettra peut-être certains d’entre vous un peu mal à l’aise. Combien parmi vous ont déjà consulté leur téléphone pendant une méditation ? Ou peut-être pendant un discours spirituel ? Peut-être même pendant une prière ?

Inutile de lever la main, je vous en prie. Je vous pose la question, parce que moi-même je l’ai fait. Et au moment où je tendais la main vers mon téléphone alors que j’étais censé tendre la main vers le Divin, j’ai réalisé que nous vivions une situation sans précédent. Nous vivons à une époque où l’attention est devenue la denrée la plus recherchée sur le marché numérique. Les entreprises de technologies dépensent des milliards pour capter votre attention trois secondes de plus. Elles appellent cela « l’économie de l’attention. »

Mais voici le paradoxe : nous n’avons jamais eu autant de moyens d’être attentifs, et pourtant nous n’avons jamais été aussi distraits. Nous avons sur nos téléphones des applications de méditation qui interrompent notre méditation. Nous avons des podcasts spirituels que nous écoutons tout en faisant autre chose. Nous recherchons la présence du Divin tout en vivant dans l’absence de conscience perceptive.

Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous une vérité intemporelle qui transcende la situation difficile qui est la nôtre actuellement. C’est une vérité que les sages du passé avaient comprise, que les neurosciences confirment maintenant, et qui peut transformer notre façon de vivre chaque moment. Cette vérité est la suivante :

On devient ce à quoi on accorde de l’attention. Ce qui est ignoré demeure à jamais en dehors du cercle de l’être.

Mais je dois vous dire autre chose. L’attention seule, sans intention juste et sans attitude élevée, devient un navire sans gouvernail ni voile. Vous aurez peut-être un moteur extrêmement puissant, mais faute d’une direction et de conditions appropriées, vous ne ferez que des ronds dans l’eau.

C’est pourquoi les anciens ne parlaient pas seulement d’attention, mais d’une trinité : intention, attention et attitude.

L’intention nous donne la direction – le « pourquoi. »

L’attention nous donne la concentration – le « quoi. »

L’attitude nous donne la qualité – le « comment. »

Envisagez les choses ainsi. Imaginez que vous apprenez à faire la cuisine. Votre intention est peut-être de nourrir votre famille. Votre attention se concentre sur la recette, les ingrédients, la technique. Mais c’est votre attitude – si vous cuisinez avec amour ou avec amertume, si vous êtes présent ou distrait – qui détermine si vous préparez un repas ou si vous créez du prasad, une offrande sacrée.

Les sages d’autrefois avaient compris quelque chose de profond. Ils voyaient que les êtres humains avaient des tempéraments différents, des manières différentes d’aborder la vérité. Ils ont donc révélé trois voies principales, trois portes vers la même destination. Non pas parce que la vérité est divisée, mais parce que nous sommes différents. Ces trois voies sont :

Karma Yoga – la voie de l’action, pour ceux qui se demandent « Que dois-je FAIRE ? »

Jnana Yoga – – la voie de la connaissance, pour ceux qui se demandent « Que dois-je SAVOIR ? »

Bhakti Yoga – la voie de la dévotion, pour ceux qui se demandent « Qui dois-je AIMER ? »

Laissez-moi vous raconter une histoire qui illustre merveilleusement cela.

Il était une fois un maître de musique qui accepta trois élèves le même jour. Chacun était animé du désir ardent d’apprendre, mais chacun avait son propre tempérament.

Le premier élève était par nature un Karma Yogi. Dès le début, il s’entraîna huit heures par jour. Ses doigts volaient sur les cordes avec une précision mécanique. Son intention était claire : maîtriser son art. Son attention était concentrée sur la technique, le timing et la discipline. Mais son attitude ? Son attitude était ambitieuse : « Je dois devenir le meilleur. Je dois éclipser tous les autres. »

Au bout d’un an, sa musique était techniquement parfaite. Chaque note était précise. Chaque rythme était exact. Quand il jouait, les gens hochaient la tête en signe d’appréciation en disant : « Très juste », mais personne n’a jamais pleuré. Personne n’a jamais dansé. Sa musique était sans âme.

La deuxième élève était une Jnana Yogi. Elle passait des heures à étudier la théorie de la musique : les mathématiques de l’harmonie, la physique du son, la philosophie derrière chaque raga. Son attention disséquait et analysait chaque aspect. Elle pouvait vous expliquer pourquoi certaines combinaisons créaient des émotions particulières. Son attitude était purement intellectuelle : « Je dois tout comprendre. »

Au bout d’un an, elle pouvait donner des conférences brillantes sur la musique. Elle en comprenait toutes les nuances. Mais lorsqu’elle jouait, c’était comme écouter une dissertation musicale. Précise, exacte, stimulante intellectuellement, mais froide comme de la pierre en hiver.

Le troisième élève était un Bhakti Yogi. Il s’asseyait avec déjà les larmes aux yeux en accordant son instrument, submergé par l’amour pour le maître et l’essence divine de la musique. Son attention passait par son cœur. Chaque note était une offrande. Mais son attitude était purement émotionnelle : « Je ressens tant de choses que je me noie dans mes ressentis. »

Au bout d’un an, sa musique émouvait aux larmes. Mais elle vagabondait sans structure. Elle était comme un fleuve pendant la mousson : puissante, mais débordant de ses berges, détruisant autant qu’elle nourrissait.

Le maître observait les trois d’un œil perspicace. Un jour, il les réunit.

« Chacun de vous maîtrise un aspect de la musique, dit-il, mais la musique, comme la vie, a trois aspects qui ne doivent faire qu’un. Toi, dit-il en désignant le premier, tu as perfectionné l’action sans amour ni compréhension. Ta musique est un corps sans âme. Toi, dit-il en désignant la deuxième, tu as accumulé des connaissances sans incarnation ni sentiment. Ta musique est un mental sans cœur. Et toi, dit-il en désignant le troisième, tu as cultivé la dévotion sans discipline ni sagesse. Ta musique est une émotion sans contenant. »

Puis le maître fit une chose inattendue. Il leur demanda de s’enseigner mutuellement.

Le Karma Yogi devait apprendre la dévotion auprès du Bhakti Yogi et la compréhension auprès de la Jnana Yogi.

La Jnana Yogi devait apprendre la discipline dans la pratique auprès du Karma Yogi et l’offrande sincère auprès du Bhakti Yogi.

Le Bhakti Yogi devait enraciner sa dévotion dans la pratique quotidienne et la compréhension philosophique.

Un an plus tard, lorsque chaque élève se produisit, il arriva une chose miraculeuse. Leur musique n’était plus seulement techniquement parfaite, intellectuellement profonde ou émotionnellement émouvante. Elle était les trois à la fois. Elle était devenue vivante. Les gens ne se contentaient pas d’écouter, ils étaient transformés.

Le maître dit en souriant : « Maintenant, vous comprenez. Faire, savoir et aimer ne sont pas trois choses différentes. Ce sont les trois cordes d’un même instrument. Jouez-en une seule, et vous obtenez une note. Jouez les trois en harmonie et vous obtenez de la musique. »

Je vais vous raconter une autre histoire encore plus profonde.

Un musicien réputé accepta un nouvel élève qui avait fait le voyage depuis un village éloigné. Ce jeune homme avait vendu tout ce qu’il possédait pour étudier avec le maître. Il arrivait avec de grandes attentes. Mais pendant le premier mois, le maître ne lui donna

aucune instruction. Aucune. Il se contentait e faire asseoir l’élève dans un coin de la pièce pendant qu’il s’exerçait.

Jour après jour, l’élève restait assis. Et trois voix commencèrent à se disputer en lui :

La voix de Karma exigeait : « Quand vais-je pouvoir m’exercer ? Je dois FAIRE quelque chose ! Je ne suis pas venu ici pour rester assis à ne rien faire. Mes doigts me démangent, j’ai envie de jouer ! »

La voix de Jnana s’interrogeait : « Quelle est la théorie derrière ce silence ? Quelle notion dois-je comprendre ? Il doit y avoir une connaissance cachée que je suis censé décoder. »

La voix de Bhakti murmurait : « Peut-être… peut-être que le simple fait d’être assis en présence du maître est en soi l’enseignement. Peut-être n’ai-je besoin de rien d’autre. »

Pendant des semaines, ces voix le tourmentèrent. Certains jours, la voix de Karma l’emportait et il s’asseyait avec une frustration à peine contenue, le corps tendu par le besoin d’agir. D’autres jours, la voix de Jnana dominait et il s’asseyait en analysant chaque son émis par le maître, essayant d’en extraire une formule secrète. Et parfois, la voix de Bhakti prenait le dessus et il s’asseyait dans une adoration paisible, mais sans clarté ni but.

Puis, un matin, quelque chose changea. Alors qu’il était assis, les trois voix se sont soudainement harmonisées. Il s’aperçut qu’il écoutait activement – c’était Karma, l’action de la présence totale. Il commença à comprendre l’enseignement dans le silence – c’était Jnana, la sagesse qui ne vient pas par les mots mais par l’être. Et il demeura dans le respect du processus – c’était Bhakti, la confiance, qui permettait à l’enseignement de se déployer.

Sans se retourner, le maître dit : « À présent, tu es prêt. »

« Prêt pour quoi, Maître ? »

« Prêt à apprendre que dans la vraie musique, comme dans la vraie spiritualité, faire, savoir et aimer ne sont pas des étapes successives. Elles sont simultanées. Lorsque tu prends ton instrument, tu dois agir avec tes mains, comprendre avec ton mental et offrir avec ton cœur, tout cela en même temps. C’est pourquoi tu devais d’abord apprendre à t’asseoir avec ces trois qualités vivantes en toi. »

Maintenant, vous vous demandez peut-être quel est le rapport entre ces belles histoires et notre vie quotidienne. Qu’en est-il du travailleur qui fait des heures supplémentaires, en croyant que travailler plus longtemps signifie plus de productivité ? Qu’en est-il de nous, qui consultons nos e-mails pendant le dîner en famille et parcourons les réseaux sociaux pendant les réunions ?

C’est là que l’enseignement devient une urgence pratique. Vous voyez, lorsque nous agissons avec une attention fragmentée, nous sommes comme cet employé qui pense que travailler plus longtemps crée de la valeur. Mais il s’agit d’une action sans sagesse ni dévouement, que les anciens appelaient simplement shrama, un dur labeur. L’intention

peut être d’accomplir la tâche, mais sans la compréhension du but profond du travail ou l’attitude d’offrande, le résultat est mécanique, sans vie.

Permettez-moi d’être très clair. Lorsque vous consultez votre téléphone pendant une méditation, vous commettez une triple violation :

Du point de vue de Karma, vous êtes comme un cuisinier qui ne cesse de sortir de la cuisine. Les aliments brûlent ou ne cuisent pas. Aucune action sacrée ne peut être accomplie si elle est constamment interrompue.

Du point de vue de Jnana, vous confondez l’éternel et l’éphémère. Vous dites que la notification qui vient d’arriver est plus réelle, plus importante que la conscience que vous êtes venu découvrir. Cela montre une confusion fondamentale sur ce qui compte vraiment.

Du point de vue de Bhakti – et c’est peut-être ce qui fait le plus mal – c’est comme si vous vous détourniez de votre bien-aimé pour vérifier si quelqu’un de plus intéressant est arrivé. Cela révèle que notre amour pour le Divin est conditionnel, facilement distrait. Nous ne sommes pas encore les amoureux fous, les vrais bhaktas qui ne voient que le Bien-aimé partout.

Notre tradition Heartfulness contient un enseignement puissant. Babuji dit : « Il vaut mieux rester chez soi et être dans le souvenir du Maître, qu’être physiquement présent en pensant à son foyer et à ses affaires. »

Voyez comment chaque voie comprend cela :

Le Karma Yogi dit : « La présence physique accompagnée d’une absence mentale est une action ratée. C’est comme un archer qui bande son arc avec son corps, tandis que son mental vise ailleurs. Mieux vaut accomplir pleinement l’action de se souvenir plutôt que partiellement celle d’être présent. »

Le Jnana Yogi dit : « La véritable présence n’est pas physique, mais consciente. L’espace et le temps sont maya, illusion. La conscience est la seule réalité. Celui qui le sait trouve le maître présent partout. »

Le Bhakti Yogi dit : « Le cœur ne connaît pas de distance. Parfois, la séparation d’avec l’être aimé intensifie l’amour, transformant l’absence en une forme de présence intense. Les Gopis trouvaient Krishna plus présent dans la séparation que dans l’union. »

Voyez-vous ? Chaque voie offre une part de vérité. Ensemble, elles offrent la totalité.

Je vous ai promis de la sagesse pratique, pas seulement de la philosophie. Alors laissez-moi vous expliquer comment cette trinité peut transformer votre quotidien. Il existe un beau principe : « On récolte ce à quoi l’on est attentif. » Mais ce principe fonctionne différemment selon chaque voie :

Du point de vue du Karma Yoga : « Vous récoltez ce que vous semez. » Votre attention est la graine. Avec l’attention répétée, vous semez. Ce qui se manifeste dans votre vie est la récolte. Mais la qualité de l’attention – si elle est sattvique (pure), rajasique (agitée) ou tamasique (terne) – détermine la qualité du fruit.

Du point de vue du Jnana Yoga : « Tat tvam asi » – Tu es Cela. Nous devenons ce à quoi nous accordons notre attention, car au plus profond de nous, nous sommes déjà tout. L’attention révèle simplement ce qui est vrai depuis toujours. Lorsque le sage se concentre sur Brahman, il reconnaît « Aham Brahmasmi » – Je suis Brahman.

Du point de vue du Bhakti Yoga : Le Divin prend la forme que l’amour du dévot désire. C’est la réciprocité divine. L’attention maternelle de Mère Yashoda a fait de Krishna son fils. L’attention romantique de Radha a fait de Krishna son bien-aimé. Votre qualité d’attention attire la réponse divine correspondante.

Je vais vous donner un cadre pratique pour la vie quotidienne :

Pratique matinale – commençons par l’intégration

Au réveil, avant de tendre la main vers votre téléphone, essayez ceci :

Aspect Karma : levez-vous avec l’intention d’agir avec détermination. Faites en sorte que votre première action donne le ton de la journée. Faites votre lit en pleine conscience. Chaque pli, chaque lissage est un exercice pour prendre conscience de toutes vos actions.

Aspect Jnana : posez-vous les questions éternelles : « Qui suis-je au-delà de tous les rôles que je vais jouer aujourd’hui ? Quel est mon but profond ? » Ne cherchez pas de réponses dans le mental. Laissez les questions agir en vous.

Aspect Bhakti : offrez la journée à quelque chose de plus grand. Que vous l’appeliez Dieu, la Vérité, le Bien supérieur ou simplement la Vie elle-même. Dites : « Puissent mes actions servir. Puisse ma compréhension s’approfondir. Puisse mon amour s’épanouir. »

Au travail – le laboratoire vivant

Votre lieu de travail devient votre espace de pratique spirituelle :

Intégration de Karma : excellez dans votre travail tout en vous libérant de l’attachement aux résultats. Donnez le meilleur de vous-même, puis lâchez prise. Succès ou échec, recevez les deux comme du prasad, un don divin.

Intégration de Jnana : considérez chaque défi comme une occasion de vous connaître. Ce collègue difficile ? Il vous montre où sont vos points faibles. Cette échéance impossible à respecter ? Elle révèle votre rapport à la pression.

Intégration de Bhakti : transformez vos collègues en formes du divin. Servez la divinité en eux, même – et surtout – quand elle est bien cachée. Transformez chaque tâche en offrande.

Réflexion du soir – examen en trois points

Avant de dormir, au lieu de vous laisser emporter par le bruit de la journée, essayez ceci :

Examen de Karma : Quelles actions d’aujourd’hui ont servi le bien supérieur ? Lesquelles n’ont été que le fruit de l’ego ? Pas de jugement, juste une prise de conscience.

Examen de Jnana : Qu’ai-je appris sur ma vraie nature aujourd’hui ? Où me suis-je identifié à l’éphémère et ai-je oublié l’éternel ?

Examen de Bhakti : Où ai-je perdu l’attitude de dévotion ? Où l’ai-je retrouvée ? Quand mon cœur s’est-il fermé ? Quand s’est-il ouvert ?

Je sais ce que certains d’entre vous pensent : « C’est bien beau, mais qu’en est-il de la technologie ? Comment gérer ces appareils qui fragmentent notre attention ? » Laissez-moi vous présenter l’approche en trois volets :

Approche Karma : mettez en place des protocoles clairs. Faites en sorte que la consultation de votre téléphone soit une action consciente à des moments précis et non une réaction compulsive. Créez des rituels : trois respirations conscientes avant de vous y mettre, un moment de gratitude après.

Approche Jnana : faites la distinction entre information et sagesse. Avant de cliquer, posez-vous la question : « Cela va-t-il nourrir ma compréhension ou seulement alimenter mon agitation ? » Rappelez-vous : la véritable connaissance libère ; la simple information enchaîne souvent.

Approche Bhakti : utilisez la technologie à des fins de service. Avant de communiquer, demandez-vous : « Comment cela peut-il servir l’amour ? » Que vous répondiez à des mails ou que vous créiez du contenu, imprégnez chaque interaction de l’esprit de seva, le service désintéressé.

Chers amis, voici le secret ultime. Karma, Jnana et Bhakti ne sont pas des voies séparées. Ils ne l’ont jamais été. Ce sont trois aspects d’une même vérité, trois courants d’une même rivière, trois notes d’un même accord.

Lorsqu’ils sont séparés, chacun se déforme :

Karma sans Jnana et Bhakti devient une action contraignante, une simple occupation.

Jnana sans Karma et Bhakti devient de l’intellectualisme aride, une philosophie sans vie.

Bhakti sans Karma et Jnana devient du sentimentalisme émotionnel, un ressenti sans fondement.

Mais intégrés :

Karma devient action éclairée – kriya shakti.

Jnana devient sagesse vivante – jnana shakti.

Bhakti devient amour transformateur – bhakti shakti.

Ces trois shaktis, ces trois pouvoirs, n’en sont qu’un en réalité. De même que la lumière, la chaleur et la brûlure sont des aspects indissociables du feu lui-même.

En cet instant précis, assis à écouter, notez ce qui se passe en vous :

Le Karma Yogi en vous demande : « Comment puis-je mettre en pratique ce que j’entends ?

Le Jnana Yogi en vous demande : « Est-ce que je comprends vraiment cet enseignement ? »

Le Bhakti Yogi en vous demande : « Puis-je ressentir l’amour qui est derrière ces mots ? »

Le pratiquant intégré pose ces trois questions simultanément, reconnaissant que la véritable vie spirituelle requiert :

Les mains du Karma Yoga pour servir

La tête du Jnana Yoga pour discerner

Le cœur du Bhakti Yoga pour aimer

Lorsque l’intention donne la direction, l’attention la concentration et l’attitude la qualité – le tout sous l’angle intégré de l’action, de la sagesse et de la dévotion – la vie elle-même devient yoga. Chaque instant donne l’opportunité de travailler avec dévouement, de comprendre avec clarté et d’aimer sans limite.

Chers amis, je voudrais vous laisser sur ce point. Les voies semblent distinctes, seulement pour nous guider à partir de nos différents points de départ. Mais elles convergent dans le cœur – cette grotte du cœur, dahara, dont parlent les Upanishad – où l’action, la connaissance et l’amour se révèlent comme trois courants du même océan de la conscience.

La vie nous appelle par d’innombrables voix. Le mental questionne, en quête de compréhension. Le cœur aspire, à la recherche de l’être aimé. Le corps avance, cherchant à créer et à servir. Mais pour celui qui est installé dans l’intégration de ces trois voies, chaque appel devient une invitation à la pratique, chaque question une porte vers la sagesse, chaque aspiration un pont vers le divin.

Nous n’avons pas besoin de renoncer au monde. Il nous suffit de transformer notre relation avec lui. Nous n’avons pas besoin de fuir vers des grottes dans les montagnes. Il nous suffit de trouver la grotte du cœur au beau milieu du marché. Nul besoin d’attendre

les conditions parfaites. Il nous suffit de découvrir que ce moment imparfait est parfaitement conçu pour notre éveil.

Alors je vous le demande – non, je vous mets au défi : comment vivrez-vous une fois partis d’ici aujourd’hui ? Marcherez-vous comme des somnambules, laissant votre attention se disperser comme les feuilles au vent ? Ou revendiquerez-vous votre droit de

naissance en tant qu’êtres conscients ? Manierez-vous l’intention comme une épée de clarté ? Concentrerez-vous votre attention comme un laser de transformation ? Polirez-vous votre attitude jusqu’à ce qu’elle reflète le divin en toute chose ?

Le royaume de la conscience vous attend. Et le prix d’entrée est seulement celui-ci : jusqu’à quel point allez-vous oser vivre pleinement ce que vous savez désormais être vrai ?

Élevez-vous donc, ô nobles âmes ! Que votre travail devienne adoration. Que vos questions deviennent quêtes. Que votre amour devienne un phare pour tous ceux qui trébuchent dans l’obscurité. Soyez complètement présents. Agissez avec détermination. Sachez avec clarté. Aimez sans mesure.

Le temps des demi-mesures est révolu. Le monde n’a plus besoin d’êtres humains partiellement présents. Il a besoin d’être pleinement vivants, pleinement engagés, pleinement intégrés.

Rappelez-vous qui vous êtes ! Reprenez possession de votre droit de naissance ! Retrouvez la plénitude !

Bienvenue chez vous, êtres divins. Bienvenue chez vous.

Merci.

Avec amour et respect

Kamlesh

La connexion au Soi

La prière est depuis toujours la réaction naturelle de l’être humain confronté aux situations difficiles de la vie, comme la pauvreté, les épreuves, la maladie, la mort ou les catastrophes. Nous prions traditionnellement une puissance supérieure ou Dieu, pour demander ce dont nous avons besoin et ce que nous désirons.

La prière cultive une attitude d’humilité et d’acceptation et instaure une relation juste avec la Source. Elle peut nous emporter au-delà des mots, jusqu’au plus profond du sacré. Il est naturel d’exposer nos peines dans la prière, mais partageons aussi nos joies. Rester relié à Dieu en permanence dans un état d’humilité et d’abandon, c’est entrer en état de prière. Cet état se transforme en une méditation profonde, dans laquelle nous transcendons la relation pour aller vers une proximité infinie, et même vers l’unité. La prière est l’expression intérieure d’une immense gratitude.

Dans la prière, le mot « Maître » fait référence à Dieu – la Divinité dans le cœur de chacun.

La prière du Sahaj Marg/Heartfulness mérite d’être examinée en profondeur. Elle est extrêmement nuancée et comprend de multiples dimensions. Elle est composée de trois énoncés. Elle ne contient aucune demande. Il serait bon que tous consacrent du temps à essayer de comprendre l’importance et le sens véritable de la prière, en prenant chaque ligne et en réfléchissant à chaque mot. Des dimensions nouvelles s’ouvriront ainsi.

Nous offrons cette prière le soir pendant dix à quinze minutes pour nous relier à la Source, juste avant de nous endormir.

Nous l’offrons également le matin, avant la méditation.

Asseyez-vous confortablement, fermez doucement les yeux et détendez-vous. Répétez lentement et en silence les paroles de la prière ci-dessous. Méditez pendant dix à quinze minutes sur leur véritable signification et sentez les mots résonner dans votre cœur, sans tenter de les analyser. Laissez leur sens surgir de l’intérieur. Essayez de vous perdre dans cette prière. Allez au-delà des mots et laissez-vous gagner par ce que vous ressentez.

Ô Maître !

Tu es le vrai but de la vie humaine.

Nous ne sommes encore qu’esclaves de souhaits qui font obstacle à notre évolution.

Tu es le seul Dieu et le seul pouvoir qui puisse nous élever jusque-là.

Répétez cette prière intérieurement une deuxième fois et approfondissez encore votre ressenti. Laissez-vous absorber dans cette sensation au-delà des mots. Immergez-vous dans cet état de prière méditative au moment de vous endormir.

Le matin, reconnectez-vous à la Source en offrant à nouveau cette prière silencieuse avant de commencer la méditation Heartfulness.

Kamlesh D. Patel (Daaji)

Né le 28 septembre 1956 dans le Gujarat, en Inde, Daaji a manifesté très tôt un intérêt pour la méditation et la spiritualité. Il a commencé à pratiquer la méditation Sahaj Marg à l’âge de dix-neuf ans, pendant ses études de pharmacie. Peu après, il a rencontré son guru, Babuji. Après avoir obtenu son diplôme avec mention au L.M. College of Pharmacy d’Ahmedabad, Daaji s’est marié et installé à New York où il a développé une entreprise pharmaceutique prospère, tout en élevant ses deux fils avec son épouse. Dans le même temps, Daaji a continué de se consacrer pleinement à la spiritualité auprès de son Maître Chariji, successeur de Babuji. Au fil des ans, Daaji a joué un rôle de plus en plus actif au sein de la Mission, tant sur le plan organisationnel, qu’en diffusant le message du Sahaj Marg et en enseignant sa méthode. En 2011, il a été désigné par Chariji comme son successeur spirituel.

En tant que fondateur du mouvement Heartfulness, Daaji remplit désormais les nombreuses fonctions d’un guru des temps modernes, voyageant beaucoup et apportant son soutien aux chercheurs du monde entier. Il est fermement convaincu qu’il faut nourrir la jeunesse d’aujourd’hui avec des outils pratiques d’autogestion et des valeurs universelles. Sous sa direction, les étudiants et enseignants de plus de 2500 écoles, universités et collèges bénéficient d’un vaste choix de programmes de développement personnel fondés sur des valeurs universelles.

Daaji consacre une grande partie de son temps et de son énergie à ses recherches personnelles dans le domaine de la spiritualité et de la conscience, et partage régulièrement ses découvertes lors de conférences publiques, sur son site web et différents médias sociaux. Ses articles paraissent dans différentes publications, comme le Huffington Post, le Chicago Tribune, le Times of India et le Business Standard. Dil Ki Awaaz, série en douze épisodes, diffusée sur Radio City Smaran, a reçu un très bon accueil du public en Inde et au-delà.

Daaji prône le rapprochement entre les traditions anciennes et la science moderne. Considérant qu’il convient d’aborder la spiritualité avec une approche scientifique, il a réuni une équipe de cent scientifiques pour étudier les effets physiologiques et génétiques de la méditation et de la transmission yogique. Comme il le dit volontiers, « Vous êtes l’expérimentateur, l’expérience et aussi son résultat. »

Daaji souhaite que la méditation Heartfulness puisse être connue de tous les foyers du monde. Sous son impulsion, des formations gratuites à la méditation sont désormais proposées dans des milliers de Heartspots et centres de retraite dans plus de 160 pays. Les formateurs Heartfulness sont disponibles bénévolement dans le monde entier pour des méditations individuelles et de groupe, en présence ou à distance, ou encore via l’application Heartfulness pour iPhone et Android (en anglais pour l’instant).

Lien de téléchargement

Pour en savoir plus sur Daaji, visitez le site www.daaji.fr

“À mesure que nous nous élevons, notre besoin d’être reconnu diminue de plus en plus jusqu’à ce que nous devenions un avec l’infini, nous dissolvant dans l’infini et devenant l’infini. Ainsi, il y a dans le monde matériel l’épanouissement de l’égo, tandis que dans le monde spirituel il y a la totale dissolution de l’ego personnel. Ceci est la beauté du chemin spirituel. »

Daaji

Parthasarathi Rajagopalachari (Chariji)

Shri Parthasarathi Rajagopalachari, appelé affectueusement Chariji, est né le 24 juillet 1927 à Vayalur (près de Chennai), dans le sud de l’Inde. Aîné de quatre enfants, il perdit sa mère à l’âge de cinq ans, peu après la naissance de sa petite sœur qui décéda à son tour peu de temps après. Son père, Shri C.A. Rajagopalachari était cadre dans les chemins de fer, il éleva Parthasarathi et ses deux jeunes frères avec beaucoup de soin. La perte de sa mère allait cependant laisser en Parthasarathi un vide profond qui l’accompagna jusqu’à l’âge adulte.

Après une licence en sciences à l’Université hindoue de Bénarès, il occupa un premier emploi dans le domaine de l’ingénierie chimique, puis passa deux ans en Yougoslavie afin d’étudier les techniques de fabrication des plastiques.

Il épousa Sulochana en 1955 et rejoignit la même année le groupe T. T. Krishnamachari, accédant rapidement au poste de directeur exécutif d’une des sociétés du groupe. Son travail l’amena à voyager beaucoup en Inde et à l’étranger, voyages internationaux qui se poursuivirent toute sa vie, tant pour raisons professionnelles que dans son rôle de guide du Sahaj Marg.

Les aspirations spirituelles de Chariji s’éveillèrent à l’âge de dix-huit ans après qu’il eut assisté à une conférence sur la Bhagavad Gita. Il commença alors à étudier en profondeur les textes religieux et spirituels de différentes traditions, notamment le christianisme. Sept ans plus tard, en 1964, Chariji rencontra Babuji et commença la pratique du Sahaj Marg. Dès sa première rencontre avec Babuji, comme il l’a écrit dans son livre, Mon Maître, « J’ai su immédiatement et intuitivement que j’avais trouvé la personne qui, seule, pouvait être mon Maître et me conduire à mon but. »

Tout en continuant à assumer ses responsabilités familiales et professionnelles, Chariji est resté assidu dans sa pratique spirituelle et fervent dans sa dévotion envers Babuji. Il l’a assisté avec compétence dans son travail spirituel et a apporté une contribution substantielle à l’essor de la Mission.

La venue en Inde d’Européens attirés par les enseignements de Babuji a conduit celui-ci à effectuer, dès 1972, une série de voyages en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de Chariji. Une relation de complicité et d’amour profond s’est développée entre eux à cette occasion.

Ces voyages ont semé les graines du développement du Sahaj Marg dans le monde.

Au décès de son maître en 1983, Chariji s’est consacré à la poursuite du travail de Babuji et à l’avancement de sa vision de l’humanité. Sous sa conduite, l’organisation mise en place par Babuji a prospéré en Inde et dans plus de cent autres pays. Au moment du décès de Chariji, la Mission, qui comptait 5000 membres à l’époque de Babuji, en totalisait 500 000.

Brillant orateur, Chariji était aussi doté d’une capacité de travail apparemment illimitée. Il était connu pour sa grande disponibilité. Des dizaines de milliers de personnes peuvent d’ailleurs témoigner de rencontres avec lui, qui ont transformé leur vie.

Il a écrit et publié plus d’une centaine de livres. Mon Maître, un hommage à son bien-aimé Babuji, a été traduit en 20 langues.

En raison d’une santé devenue fragile, Chariji a désigné, dès 2011, Kamlesh D. Patel comme vice-président de la Mission et son successeur. Ces nouvelles ont été annoncées publiquement, afin de leur assurer une large diffusion et de faciliter la prise de fonctions de Kamlesh. Dès lors, et jusqu’au décès de Chariji, le 20 décembre 2014, ils ne se sont quasiment jamais quittés.

« Tournez-vous vers l’intérieur. Toute la connaissance, tous les pouvoirs, tout est à l’intérieur. Votre destinée est à l’intérieur, votre avenir est à l’intérieur, et l’ultime est à l’intérieur ».

Ram Chandra de Shahjahanpur (Babuji)

Babuji naquit le 30 avril 1899 dans la ville de Shahjahanpur (Uttar Pradesh), dans le nord de l’Inde. Dès son plus jeune âge, il manifesta un désir de réalisation spirituelle qui éclipsait tout autre intérêt.

Il occupa pendant plus de trente ans le poste de greffier au tribunal de district de Shahjahanpur. Il se maria à l’âge de dix-neuf ans, et sa femme, Bhagwati, lui donna deux filles et quatre fils avant de décéder en 1949.

En juin 1922, à l’âge de vingt-deux ans, il rencontra Lalaji, qui reconnut en lui son successeur, tel qu’il lui était apparu en rêve des années auparavant.

Ils ne se rencontrèrent que rarement du vivant de Lalaji, qui devint pourtant le centre et le seul but de l’existence de Babuji.

Babuji considérait que l’évolution de la conscience est un droit de naissance et qu’elle devrait être offerte gratuitement aux chercheurs sincères du monde entier. Convaincu que le vrai guru est le serviteur ultime, il vécut sa vie au service de tous, sans distinction de caste, de croyance, de religion, de sexe ou de nationalité. Il enseignait que la vie matérielle et la vie spirituelle sont comme les deux ailes d’un oiseau et que la vie de famille est le meilleur environnement pour apprendre les vertus jumelles de l’amour et du sacrifice. Il simplifia et perfectionna le système du Raja Yoga en conséquence, afin que chacun puisse le pratiquer et en bénéficier.

Il conseillait à ses disciples de ne pas se laisser décourager par leurs défauts et leurs imperfections, mais d’abandonner leurs erreurs en prenant la résolution de ne plus les répéter. Il leur rappelait que c’est dans le présent que nous développons notre caractère et créons ainsi un avenir plus radieux.

Babuji, qui était la plus humble des personnes, avait une foi immense en son guru. Il était convaincu que les chercheurs de toutes cultures et de toutes nationalités adopteraient les pratiques simples et efficaces qu’il proposait. En 1972, il introduisit le Sahaj Marg en Europe et en Amérique du Nord, accompagné de son disciple dévoué et Secrétaire général de la Mission, Shri Parthasarathi Rajagopalachari. Babuji le choisit pour lui succéder en qualité de troisième guru de la lignée des Maîtres du Sahaj Marg/Heartfulness.

« La fin de la religion est le début de la spiritualité. La fin de la spiritualité est le début de la Réalité et la fin de la Réalité est la véritable Béatitude. Quand cela aussi est parti, nous avons atteint notre destination »

Babuji

Ram Chandra de Fatehgarh (Lalaji)

Né dans une riche famille de propriétaires terriens, Lalaji développa très tôt, sous l’influence de sa mère qui était très pieuse, une grande aspiration pour Dieu. Elle décéda alors qu’il n’avait que sept ans, laissant en lui l’empreinte de sa foi intense. Éduqué dans un premier temps par un précepteur, il passa huit ans à l’école de la Mission à Farrukhabad où il découvrit le christianisme. Il fut impressionné par les paroles de Jésus-Christ : « Il est possible de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille, mais impossible à un homme riche d’atteindre la demeure de Dieu. »

Suite à la spoliation des biens de la famille, Lalaji connut la pauvreté, mais accepta de bonne grâce ces revers de fortune, son but dans la vie étant de nature spirituelle.

Il s’associa à un saint soufi de l’Ordre des Naqshbandi, Moulvi Fazl Ahmed Khan Saheb, également appelé Huzur Maharaj. Celui-ci avait une approche très ouverte du soufisme, dont il dispensait les enseignements à tous, sans distinction de caste et de croyance. Il accueillait des personnes de toutes classes sociales et de toutes religions, hindous, musulmans et chrétiens. Il déclarait que les religions sont nombreuses, mais que leur essence est unique, c’est-à-dire acquérir la spiritualité.

Lalaji fit siens ces principes que l’on retrouve dans la philosophie du Sahaj Marg.

Lalaji considérait que la vie de famille était le cadre le plus favorable au développement personnel et qu’il était possible d’évoluer jusqu’au plus haut niveau spirituel tout en accomplissant ses obligations dans le monde. Poursuivant un tel but pour lui-même, Lalaji offrait de former les autres spirituellement, afin que tous, sans exception, puissent réaliser les aspirations les plus hautes, qui étaient réservées autrefois aux ermites et aux ascètes.

Sa réputation se répandit rapidement et beaucoup vinrent chercher réconfort et conseils spirituels auprès de lui. Grâce au travail qu’il a accompli, le Sahaj Marg/Heartfulness est aujourd’hui en mesure d’offrir une pratique simple et efficace à tous les chercheurs intéressés par la spiritualité.

“Le bonheur n’est nulle part à l’extérieur. On le trouve en fixant notre attention, dans une disposition calme et dans le retrait de notre mental. Ceux qui connaissent ce secret ne recherchent pas le bonheur à l’extérieur. Derrière la goutte s’étend la mer, la mer soutient la goutte. Faire que la goutte réalise l’océan, c’est toute la Réalité. »
Lalaji

La relaxation

 

La méthode de relaxation consiste en une série de suggestions qui nous aident à nous détendre. Il est conseillé de la pratiquer juste avant la méditation, et nous pouvons aussi y recourir chaque fois que nous en ressentons le besoin.

Éteignez votre portable et faites en sorte de ne pas être dérangé.

  • Asseyez-vous confortablement et fermez tranquillement les yeux
  • Pour commencer, remuez doucement les orteils et sentez qu’ils se détendent
  • Détendez vos chevilles et vos pieds. Sentez que l’énergie apaisante et bienfaisante de la Terre-Mère pénètre dans la plante de vos pieds, détend vos mollets et remonte jusqu’à vos genoux
  • Sentez l’énergie monter le long de vos jambes et les détendre jusqu’aux cuisses
  • Portez à présent votre attention sur vos hanches, votre bassin et votre taille et sentez qu’ils se détendent
  • L’énergie remonte maintenant le long de votre dos et le détend jusqu’en haut
  • Détendez ensuite votre poitrine… vos épaules… et sentez qu’elles fondent
  • Détendez vos bras jusqu’aux coudes… chaque muscle de vos avant-bras… puis vos mains… jusqu’au bout des doigts
  • Portez votre attention sur les muscles de votre cou et détendez-les. Remontez ensuite vers le visage. Détendez la mâchoire… la bouche… le nez… les yeux… les paupières… le lobe des oreilles… les muscles du visage… le front… jusqu’au sommet de la tête
  • Sentez à présent que tout votre corps est profondément détendu. Parcourez-le de la tête aux pieds et si vous ressentez encore une tension, une douleur ou une gêne dans une partie du corps, immergez-la un moment encore dans l’énergie apaisante de la Terre-Mère
  • Amenez doucement votre attention vers le cœur. Restez-y tranquillement… sentez-vous immergé dans l’amour et la lumière déjà présents dans votre cœur
  • Absorbez-vous lentement en vous-même.

Restez absorbé aussi longtemps que vous le souhaitez, jusqu’à ce que vous vous sentiez prêt à émerger.